Anthony Magnoni – Dans les coulisses de la web-série des Voix Animées.
Avant-première le 7 avril 2026 à 18h au Port des Créateurs à Toulon.
Réalisateur et fidèle collaborateur des Voix Animées, Anthony Magnoni signe le pilote de leur nouvelle web-série, écrite par Jean-Christophe Mast et Denis Baronnet. Entre humour, pop culture et expérimentations visuelles, cet épisode zéro nous plonge dans un projet aussi inventif que décalé, à découvrir en avant-première le 7 avril.
Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours ?
Je suis réalisateur et monteur depuis une quinzaine d’années. Passionné de cinéma depuis toujours, je me suis formé avec un BTS audiovisuel au CADASE. J’ai ensuite travaillé comme vidéaste freelance, en restant très attaché au milieu culturel. Je fais beaucoup de captations, de présentations de saison, de bandes-annonces… Cela fait longtemps que je collabore avec le FiMé. J’ai aussi travaillé dans les salles de cinéma de Luc Benito et j’ai été monteur sur son long métrage « Félix et moi », avant de me consacrer davantage à la réalisation. J’ai signé des clips, répondu à des commandes, notamment pour Les Voix Animées, et réalisé un premier court métrage en 2025. J’ai toujours cherché à évoluer dans un univers qui me correspond : la musique, la création, la culture.
Comment est née votre collaboration avec Les Voix Animées ?
Je travaillais déjà avec Laurence Recchia pour le FiMé, notamment sur des captations de spectacles. En 2020, il y a eu le projet du « Bouquet de chansons », pour lequel il fallait réaliser de nombreux clips. Laurence m’a confié leur réalisation : j’en ai fait au moins une douzaine. La consigne était claire — être créatif. Ce que j’apprécie particulièrement avec Les Voix Animées, c’est leur ouverture. Ils aiment explorer de nouveaux formats, sortir des cadres, ne pas se prendre trop au sérieux. On a beaucoup expérimenté, notamment avec les fonds verts de Telomedia ou encore avec l’animation. On a repris des titres comme « Waterloo » d’ABBA dans une esthétique années 70, ou encore « Mary Poppins » avec beaucoup d’effets visuels. Il y a toujours un vrai travail sur l’humour, avec des chansons populaires revisitées à leur manière.
Ce sont des artistes très rigoureux, très préparés, mais en même temps toujours prêts à tester de nouvelles idées. C’est extrêmement agréable de travailler dans ces conditions.
Le public va découvrir le 7 avril le pilote de la nouvelle web-série. Quel en est le concept ?
Le pitch a évolué au fil du projet. On suit Laurence Recchia dans son bureau, complètement débordée par les événements, notamment la présentation de saison. Elle doit faire face à une succession d’imprévus, et tout devient progressivement incontrôlable. Le parti pris était de traduire visuellement cette folie et la complexité de la gestion d’une compagnie artistique. Laurence est littéralement submergée — au sens propre comme au figuré. Son personnage est volontairement un peu cartoon, elle surjoue, et on assume pleinement cet univers très coloré. Nous avons utilisé des effets spéciaux et de l’animation, tourné sur fond vert. Le personnage se transforme, l’environnement évolue… Il y a des influences pop culture, avec des références au rétro gaming notamment. J’ai été chargé de la réalisation, du tournage et du montage, mais j’ai aussi apporté ma patte, notamment avec des inspirations issues du dessin animé. On retrouve par exemple des clins d’œil à des univers graphiques comme « La Linea ». Le pilote se termine même par un petit clip en animation.
Ce pilote est une première étape. L’objectif est maintenant de démarcher des producteurs, de construire une bible de série et de développer le concept. On imagine une série d’une douzaine d’épisodes, même si cela reste à confirmer. On suivra cette “folie” de Laurence qui évoluera au fil des numéros.
Fabrice Lo Piccolo