Etienne Jaumet – de retour à Toulon

Le Liberté Scène Nationale

Vendredi 13 novembre à 20h30 à Toulon

Zombie Zombie avait donné ce ciné-concert pour le FiMé il y a dix ans, et il reste un des moments les plusmarquants de l’histoire du festival. Depuis, Etienne Jaumet et Cosmic Neman ont été rejoints par Dr. Schönberg pour enrichir leurs performances. Etienne nous détaille cet exercice que le trio affectionne particulièrement.

Y a-t-il une différence pour vous entre un ciné-concert et un concert traditionnel?

Au lieu d’être concentrés sur le public, nous sommes concentrés sur l’image. Nous nous appuyons sur nos sensations. Nous donnons beaucoup de concerts traditionnels, les ciné-concerts sont très minoritaires. La différence est réelle. En ciné-concert, nous interagissons avec les éléments du film. Nous avons une forme assez souple dans la composition et le jeu que nous appliquons aux ciné-concerts. Nous sommes avant tout au service de l’image, plus que du public. La dynamique est très différente.

Comment allez-vous accompagner ce film ?

On connaît bien le film, nos parties sont assez précises. Ce ciné-concert a même fait l’objet d’un DVD sorti aux éditions Potemkine. Nos parties sont plutôt fixées d’un point de vue musical. Lorsque ce ciné-concert a été créé, nous étions deux, et  le projet a évolué avec l’arrivée de Dr. Schönberg. Il ajoute sa patte même si les parties et les thèmes sont les mêmes, il apporte un autre dynamisme.

Qu’est-ce que cela vous fait de rejouer votre premier ciné-concert tant d’années après, et quelles seront les différences avec les premières fois ?

On est très content. On l’avait déjà joué à Toulon, peut-être que certains l’auront déjà vu. Je suis d’avis de coller à ce que l’on faisait à l’époque, mais nous avons évolué. à l’heure où je vous parle, on n’a pas commencé à répéter, mais on a le film bien en tête. Et on l’a peut-être plus digéré. Je n’ai pas d’appréhension, que du plaisir.

Que pensez-vous du film ?

Il y a plusieurs versions, colorisée ou non, avec quelques différences d’édition, il y a même une copie censurée. Pour notre performance, nous nous référons au scénario. Quand on l’a choisi, on connaissait déjà tous ce film. C’est une commande, mais on avait le choix entre plusieurs films, c’est celui que l’on préférait et il a une durée raisonnable. Le public n’a plus l’habitude de voir des films muets, la temporalité est différente, mais le rythme passe encore très bien.

Quelle est votre actualité ?

On travaille sur un nouvel album, on a créé quelques démos pour l’instant. Il devrait sortir à l’automne 21. C’est une drôle de période. Nous travaillons sur beaucoup de choses, sans savoir comment cela va aboutir. Notre dernier concert était juste avant le confinement, mais on continue à jouer ensemble. Ce concert pour le FiMé va être notre premier et dernier de l’année !

Comment avez-vous l’habitude de composer ?

En ce moment, ça change un peu : on s’échange des fichiers, on crée les batteries dans un coin, on fait les arrangements ailleurs, chacun travaille de son côté, on fait des allers-retours. De manière générale, l’atmosphère, l’ambiance, influe sur nos compositions. Nous sommes beaucoup dans l’instant, et là c’est un instant dilué. Nous avons l’intermittence, donc pas de souci financier majeur, mais on se demande comment tout cela va se terminer. à vrai dire en tant que musicien, on est souvent dans le flou, sauf que là c’est encore plus que d’habitude.

LE CUIRASSÉ POTEMKINE 

DE SERGUEÏ EISENSTEIN

Film muet – Noir & Blanc – Union Soviétique – 1925 – 68 min.
Avec Grigori Alexandrov, Alexandre Antonov, Vladimir Barsky

« Le Cuirassé Potemkine », classique parmi les classiques du cinéma muet soviétique, relate sur un mode épique un événement historique tragique : la mutinerie du cuirassé Potemkine dans le port d’Odessa pendant la Révolution russe de 1905, puis l’insurrection et la répression sanglante qui s’ensuivit. Elevé au rang de chef-d’œuvre, « Le Cuirassé Potemkine » constitue l’acte de naissance du cinéma moderne grâce à son inventivité formelle avant-gardiste. Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, dont le rêve était de réaliser une vaste « partition audiovisuelle », a su construire une véritable structure musicale du montage. Celui-ci se fonde sur une architecture dynamique dans la succession des plans, qui joue de l’opposition et de la complémentarité des éléments, ménageant de brusques ruptures.

Page Facebook : Etienne Jaumet – ZOMBIE ZOMBIE 

Site internet de : Zombie Zombie 

ZOMBIE ZOMBIE – Livity