Hippocampe Fou, Il était une fois une Odyssée

15.02 – L’Odyssée d’Hippo  – Centre Culturel Tisot – La Seyne Sur Mer

 

Hippocampe Fou, rappeur Hip Hop qui aime jouer avec les mots, nous invite cette année à découvrir sa nouvelle création co-écrite avec Lucas Dorier. Un spectacle vivant onirique, aux allures de films, qui nous transporte dans divers univers… Hippo se met en scène et interagit avec des vidéos projections pour conter, aux petits et grands, sa mystérieuse odyssée.

 

Nouveau spectacle, nouveau challenge ! Vous vous êtes entouré d’une belle équipe artistique et technique, comment s’est déroulée cette aventure?
C’est la rencontre avec Lucas Dorier et l’envie de faire évoluer le Hip Hop, d’explorer, d’élargir le panel musical qui nous a amenés à ce projet. Tous les deux, on aime les musiques de film, la musique classique et contemporaine, on partage une même vision… Par étape, nous avons exploré toutes les «contrées» qu’on avait envie de visiter jusqu’à rédiger un scénario. Ce qui ne devait être à la base qu’un concert évolutif, s’est transformé en spectacle vivant. Par la suite, Cléo Sarrazin et Yannick Donet se sont greffés à notre duo pour mettre en image l’univers de ce concert. Nous avons eu la contribution de la maquettiste Emilie Boutillier et de Simon Gesrel pour la réalisation vidéo puis, celle de la production Blue Line qui a cru en notre projet; celui- ci s’est concrétisé.

Cette odyssée est un projet que vous vouliez réaliser depuis longtemps ?
Pour tous mes concerts, je soigne les mises en scène, les transitions entre mes chansons, j’insère des passages insolites, des surprises. J’ai rencontré Lucas à l’époque de mon premier album, il a des connaissances dans le domaine du théâtre et c’est en discutant qu’on est arrivé à cette idée. J’avais déjà en tête d’élargir un jour mon public, de sortir de mes habitudes et je suis satisfait de voir des enfants venir à mon spectacle. C’était aussi le moment de revenir à l’une de mes passions : le Cinéma que j’ai étudié. Depuis 2013 on travaille sur ce projet, trois ans de recherches et deux ans de tournage, on peut dire que c’est long.

Vous avez inséré vos souvenirs d’enfance dans ce scénario ?
Oui, bien évidemment il y a des souvenirs personnels, des flashbacks…On a inséré des références à la culture populaire, notamment Pinocchio et la baleine qui, je pense, nous a tous marqué ! Notre objectif est que le public, durant la représentation, puisse s’identifier à un souvenir. Je pense que tout le monde trimbale ses souvenirs dans ses bagages et même si la vie nous force à devenir mature, on reste de grands enfants. Je dirais même que le divertissement amène à la réflexion.

Si je fais un lien avec la mythologie, vous avez le rôle d’Homère qui conte l’histoire ou plutôt celui d’Ulysse, son personnage dans ce spectacle ?
Je suis Ulysse. D’habitude je suis le conteur sur scène mais là c’était un exercice difficile en plus d’être comédien. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort. J’ai un conseiller en mise en scène qui m’aide à tenir mon rôle. J’essaie de trouver un équilibre entre mon attitude de rappeur sur scène et ce statut d’acteur que je dois tenir. Ce spectacle me permet de respirer, de changer un peu de direction, d’aller voir ailleurs.

Pourquoi cette fascination pour les fonds marins ?
Je suis déjà contraint de toucher à ce sujet étant donné que j’emprunte le nom d’un animal marin. Je trouve que la mer est un endroit familier et familial mais dès que l’on met la tête sous l’eau, on découvre un autre monde. Il y a des contrées profondes auxquelles on a très peu accès qui sont encore plus mystérieuses.On se rend compte que sous nos pieds, il existe un monde qui nous échappe et c’est ce que j’aime. Je recherche l’inconnu.

Léa Muller

 

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