Laurence Recchia et Luc Coadou – Une saison lumineuse entre héritage et audace.

Hors-série Les Voix Animées 2026

Notre duo de choc et de charme, Luc, directeur musical, et Laurence, déléguée générale, reviennent pour nous présenter la nouvelle saison des Voix Animées, entre musique ancienne, chanson revisitée et projets innovants. Ils nous ouvrent les coulisses d’une programmation qui conjugue exigence artistique, modernité et émotions partagées.

Vous qualifiez votre nouvelle saison de lumineuse, audacieuse et riche en émotions… entre tradition et modernité. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Luc : On retrouve les grandes lignes qui structurent notre projet artistique depuis toujours : la musique ancienne et la chanson. Dans ce dernier registre, nous créons le « Tour de chant des Voix Animées », avec notamment des chansons issues du « Bouquet de chansons », notre site web de vidéos à offrir. C’est un clin d’œil aux tours de chant des chanteurs populaires d’après-guerre, sauf que cette fois, ce sera un tour de chant des Voix Animées, sur scène et par cœur. Le public a l’habitude de nous voir interpréter ces chansons derrière nos partitions, de manière assez classique. Là, nous allons laisser place à davantage de liberté : complicité entre les chanteurs, déplacements, gestes…
Laurence : Ce « Tour de chant » sera dévoilé à Avignon, dans le cadre d’Interférences dans le Festival Off, où nous revenons pour la quatrième année. Notre objectif reste le même, trouver toujours de nouvelles manières de faire écouter la musique et de surprendre.

Justement, vous allez dévoiler, lors de l’ouverture de saison, le pilote de votre nouvelle web-série…
Luc : Vous y trouverez déjà tous les ingrédients. L’épisode est écrit, réalisé, et actuellement en phase de finalisation. Le public présent à notre présentation de saison aura la chance de découvrir cet épisode pilote en avant-première.
Laurence : Le tournage a réuni une équipe d’une douzaine de personnes. C’était une expérience intense, mais aussi très joyeuse. Nous avons travaillé à Telomedia, un studio que nous connaissons bien, avec des collaborateurs de confiance. La post-production est une étape clé, notamment parce que nous y intégrons des animations. Nous sommes aussi passés par un studio d’enregistrement pour enregistrer nos chants en amont. Le projet a été collaboratif et ludique, en particulier avec le travail sur les bruitages.

 

Le cycle à l’abbaye du Thoronet, « Entre pierres et mer », reste un rendez-vous fort…
Laurence : Nous proposons de véritables voyages musicaux dans des lieux patrimoniaux d’exception. Nous partageons ces émotions avec le public dans des écrins magnifiques, du printemps à l’automne.
Luc : Le quinzième cycle est consacré au compositeur Palestrina, dont on célèbre les cinq cents ans de la naissance. C’est un compositeur fondamental dans l’histoire de la musique, notamment pour la qualité de son écriture contrapuntique. Sans lui, il n’y aurait probablement pas eu Jean-Sébastien Bach. Il a principalement écrit de la musique liturgique. Cet été, nous proposerons trois programmes, chacun incluant une messe de Palestrina. C’est une musique exigeante, mais aussi extrêmement gratifiante à chanter, elle représente un sommet pour l’art polyphonique. Peu d’ensembles en France se consacrent à ce répertoire. Écouter une messe de Palestrina, c’est se plonger dans un bain d’harmonie et de sérénité. Et, dans le contexte actuel, je recommande à chacun une dose quotidienne de Palestrina pour échapper à l’angoisse des chaînes d’information en continu (rires) ! Toujours dans le domaine de la musique ancienne, nous poursuivons également notre cycle consacré à la chanson française de la Renaissance. À Clément Marot et Pierre de Ronsard, nous ajoutons cette année Joachim Du Bellay.

Fabrice Lo Piccolo