Spectacles vivants

Le Comte de Bouderbala – Rire de tout ce qui nous divise.

Le Comte de Bouderbala 4 à l’Espace culturel André Malraux de Six-Fours le 23 octobre

Le Comte de Bouderbala présentera son quatrième spectacle à l’Espace culturel André Malraux de Six-Fours. Entre actualité, anecdotes personnelles et improvisations, l’humoriste s’attaque aux sujets qui divisent avec une ambition : rire ensemble. Un spectacle programmé par Fantaisie Prod.

Votre nouveau spectacle s’appelle simplement « Le Comte de Bouderbala 4 », après le 1, le 2 et le 3. Pourquoi ce choix et qu’est-ce qui distingue ce quatrième volet ?
C’est toujours dans la continuité du personnage et de ce que je propose depuis le début. Cela reste un stand-up personnel, avec des anecdotes, ma vision de la société et beaucoup d’improvisation. On reste dans la même veine que les précédents, mais avec de nouveaux sujets et ce que je vis aujourd’hui. C’est un nouveau chapitre plutôt qu’un changement complet de personnage.

Vous annoncez vouloir aborder « les grands thèmes qui divisent le monde ». Quels sont ceux qui occupent le plus votre écriture ? Existe-t-il encore des sujets dont il serait devenu difficile de rire ?
Si c’est bien amené, avec un bon angle d’attaque et les bonnes tournures, tous les sujets peuvent être abordés. Il n’y a pas de sujet tabou. La scène nous donne le temps de les traiter. Pendant une heure et demie avec le public, on peut aller assez loin. C’est un véritable espace de liberté. Dans ce spectacle, je parle notamment de notre rapport à la violence, à la guerre et au pouvoir. Je m’appuie aussi sur des anecdotes personnelles, autour de la famille et de l’éducation.

Vous êtes encore au début de ce nouveau spectacle. Commencez-vous déjà à bien le sentir ou est-il toujours en construction ?
Un spectacle peut toujours être amélioré. Plus on le joue, plus on trouve de nouvelles choses. Il va forcément se bonifier avec le temps. Je fonctionne beaucoup au feeling et chaque soir est différent. On a une trame, mais il reste une part d’ouverture. Cela dépend des gens, de la salle et de l’actualité. Certains publics n’ont pas forcément envie d’être bousculés : il faut savoir sentir jusqu’où l’on peut aller.

Vous avez commencé par le slam. Existe-t-il des passerelles entre cette discipline et le stand-up ?
Oui, même si l’on ne recherche pas la même chose. Dans le slam, on travaille davantage les tournures de phrases, le sens, la rythmique et la rime. Dans le stand-up, on cherche avant tout le rire. L’attente du public n’est donc pas la même. Mais le slam aide à trouver sa propre musique, sa musique intime. Cela m’a beaucoup apporté dans l’écriture et le choix des mots. Les spectateurs ne s’en rendent pas toujours compte, mais il y a énormément de travail. Plus un spectacle est travaillé, plus on donne l’impression que tout est naturel.

Adaptez-vous votre façon de jouer selon les régions ? Une salle varoise ne réagit peut-être pas exactement comme un public parisien ou breton…
Forcément, on s’adapte, mais ce n’est pas la première fois que je viens dans le secteur. Je tourne partout en France depuis quinze ou vingt ans et connais des publics différents. Les Varois sont des gens généreux qui ont envie de rire, cela ne m’inquiète pas. Il faut parfois aller chercher davantage certains publics, mais lorsque la chimie se crée, tout roule. Après toutes ces années, il y a toujours autant d’excitation, parce que c’est un privilège de faire ce métier. Cela demande beaucoup de travail et de sacrifices, mais c’est une bénédiction de pouvoir monter sur scène, faire rire et communiquer avec les gens.

Grégory Rapuc

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