Léman – Le rock au cœur et la plume à l’âme.
En concert le 26 février au Live à Toulon.
En pleine tournée, entre deux autoroutes et deux dates de concert, l’artiste Léman s’est posé le temps d’un échange. Révélation des NRJ Music Awards 2025, il sera à Toulon le 26 février pour un concert au Live programmé par Tandem. Rencontre avec cet artisan des émotions qui n’oublie pas d’où il vient.
Pour les lecteurs qui vous découvrent, comment définiriez-vous votre univers ?
Je dirais tout simplement que je m’appelle Léman, que je suis chanteur et musicien. J’écris des chansons qui parlent de ce que je peux ressentir, de ce que je vois du monde et de ce que j’aimerais qu’il advienne aussi. C’est un cadre assez large, mais c’est ce qui me définit le mieux. Concernant mon nom, il me ramène à mes racines et à mon prénom, Clément. C’est une façon de ne jamais oublier d’où je viens, de porter mon histoire sur scène alors que ma musique rencontre aujourd’hui un écho national.
On sent une vraie dualité chez vous, entre l’énergie du rock et la finesse de la chanson française. Comment construisez-vous vos morceaux ?
Il n’y a pas de façon de faire unique, ça dépend des chansons. Parfois, ça part d’une émotion brute sur laquelle je travaille pour mettre des mots. Ça peut aussi être une mélodie sans texte : je vois ce qu’elle me fait ressentir et j’essaie de l’habiller avec une histoire. J’ai grandi avec des influences variées, du classique à la chanson française de Balavoine ou Brel, jusqu’au rock et au métal. J’aime comprendre les ingrédients qui me plaisent dans chaque style et les mélanger pour en faire de « nouvelles recettes ». C’est un mélange de réflexion et d’instinct, mais c’est surtout le mélange de tout ce que j’aime.
Votre premier album s’appelle « Adieu Musique ». Pourquoi avoir choisi ce nom au moment où tout commence pour vous ?
Ce nom vient d’une chanson écrite après un rendez-vous avec une maison de disque qui s’était super mal passé. J’avais beaucoup d’espoir et je suis ressorti de là choqué, en me disant que la musique n’était pas faite pour moi. J’étais perdu. J’ai écrit cette chanson comme un adieu définitif à la musique. Finalement, j’ai retrouvé un nouveau souffle grâce à des gens qui me voulaient du bien. Appeler mon premier album comme ça, c’était un beau pied de nez à ce moment-là. Je trouve ça presque poétique.
Le 26 février, vous serez au Live à Toulon. Est-ce que la scène est l’espace où vos chansons trouvent leur forme définitive ?
C’est une nouvelle forme, une forme vivante. C’est tout le charme du spectacle vivant : on n’interprète jamais les choses de la même manière. C’est l’inverse du studio où on vient fixer les choses dans le marbre. Après des mois enfermé seul à tester des sons, voir enfin les gens et entendre ce qu’ils ressentent, ça redonne tout son sens à mon travail. On réarrange les titres, c’est un peu plus grand que sur le disque. C’est un moment de partage qui se passe en direct.
Malgré cette accélération dans votre carrière, vous gardez une grande humilité. Est-ce essentiel pour vous ?
Je ressens surtout beaucoup de chance et de reconnaissance envers le public. Je pense que c’est normal de rester simple. Avoir la grosse tête, ça vous déconnecte des autres, et à partir du moment où vous êtes déconnecté, vous n’êtes plus juste dans ce que vous racontez. Ce lien avec les gens est très important dans la vie, il faut le préserver. J’ai hâte de venir chez vous à Toulon, parce que je n’y suis pas assez venu et l’endroit est superbe. J’ai hâte que ça recommence !
Julie Louis Delage