Lois Coeurdeuil – Apporter toute notre fraîcheur.

THEATRE LE ROCHER

Mardi 17 novembre à 20h30 à La Garde

Après avoir, pendant vingt ans, partagé la scène avec les plus grands noms du jazz et du jazz manouche, Loïs Cœurdeuil a reformé, il y a quelques années, Cesar Swing, avec Rémy Grégoraci à la guitare rythmique et Sam Favreau à la contrebasse. En leur confiant ce ciné-concert, le FiMé fait le pari du rythme et de la virtuosité mais aussi de l’intime et de la complicité pour accompagner cette comédie endiablée.

Quelles ont été vos impressions après avoir découvert le film sur lequel vous allez jouer ?

Déjà je me suis dit qu’il y aurait beaucoup de travail. Le film m’a paru très expressif, il va falloir s’adapter à son style, à son esprit. Pour nous, c’est un travail d’écriture et d’arrangement différent de celui dont on a l’habitude.

En quoi l’expérience d’un ciné-concert est-elle différente d’un concert traditionnel, pour vous et pour le public ?

Dans un live traditionnel, il se crée un lien entre les musiciens et le public, nous partageons le moment. Tandis que lors d’un ciné-concert, nous sommes concentrés sur le déroulement du film, un peu
comme s’il s’agissait d’un autre artiste qui nous accompagnait. Nous nous focalisons sur l’action, le déroulé du film. Nous sommes donc moins dans le partage et la liberté d’expression que lors d’un concert traditionnel. Nous sommes au service du film plus que du public.

Vous improviserez ou jouerez une partition écrite ?

Nous improvisons beaucoup en général. Pour ce ciné-concert, on va surtout travailler sur l’établissement d’une sorte de fil conducteur, avec certainement des parties écrites et d’autres où l’on improvisera en suivant le déroulé du film. On écrit peu de manière générale. Dans la musique que l’on joue, ce jazz manouche, il y a beaucoup de liberté d’improvisation, d’autonomie. C’est un choix
de notre part également. Là, on va vraiment essayer de garder cette part de liberté pour apporter toute notre fraîcheur au format ciné-concert !

Que pensez-vous du festival FiMé ?

C’est une belle idée d’associer le côté « ancien » des films à des musiques actuelles. Avant l’accompagnement faisait partie intégrante de la production de ces films muets. Dans le cas présent, nous jouons en direct, et nous devons adapter notre musique contemporaine à ces films d’époque. C’est intéressant de voir le décalage qu’il peut y avoir avec des films qui ont presque un siècle
et notre musique, et de s’y adapter.

Quelle est votre actualité ?

Nous fêtons les vingt ans de la création du groupe, dont je suis à l’origine, cette année. Pour l’occasion nous sommes en train de travailler sur un nouvel album avec un nouveau répertoire de reprises mais aussi des compositions, avec Bastien Ribot, le violoniste qui travaille avec nous sur ce projet.

Vous avez invité votre ami Jo Labita pour ce cinéconcert, que peut-il apporter à votre création ?

Jo Labita est un musicien extraordinaire, qui a une énorme culture musicale et avec qui on prend beaucoup de plaisir à partager la scène. Il joue une musique claire, limpide, qui parle rapidement au public. Cela va donc très bien avec ce projet. C’est pour moi le musicien parfait pour cette expérience-là, grâce à sa culture musicale très variée, que ce soit dans le musette, la chanson française, le jazz. Ça permet de pouvoir aller où l’on veut, au moment où l’on veut, autant dans l’anticipation, les parties que l’on va écrire, que dans l’improvisation du moment. Nous allons nous voir pour approfondir ce que l’on a commencé à travailler et finaliser ce concert.

LA PRINCESSE AUX HUÎTRES

D’ERNST LUBITSCH

Film muet – Noir & Blanc – Allemagne – 1919 – 65 min.
Avec Ossi Oswalda, Victor Janson, Harry Liedtke

Quaker, roi des huîtres d’Amérique, a tout vu et tout fait. Il est tellement riche qu’il a un majordome à sa disposition pour lui tenir son cigare quand il fume. La dernière chose qui pourrait l’impressionner est de voir sa fille Ossi se marier avec un vrai prince. Il fait une offre au prince désargenté Nucki, qui envoie son ami et secrétaire Josef au manoir des Quaker. Ossi est tellement pressée qu’elle ne cherche pas à savoir qui il est et l’épouse sur le champ…

Dès ses premiers films, Lubitsch maîtrise parfaitement les codes de la comédie satirique et Hollywood ne tardera pas à le remarquer.

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