Martine Blanc – La Culture s’entête !

DOSSIER SPÉCIAL – KARMA – LE TELEGRAPHE

Saison culturelle du Théâtre Le Rocher – La Garde

Théâtre, musique, chanson, danse, cinéma, expositions… Vous avez tout ce que vous voulez, non pas aux Champs Elysées mais au Théâtre-cinéma le Rocher, salle de cent-quarante places qui nous réserve toujours de belles surprises. Martine Blanc, adjointe à la Culture de la Garde, nous présente cette nouvelle saison.

Martine Blanc, cette saison a l’air de vous réjouir !
Oui, d’autant plus que les spectateurs vont découvrir une salle entièrement rénovée, avec des fauteuils confortables, toute de bleu vêtue, couleurs apaisantes et lumineuses… Après le Covid, on avait besoin de changement, en attendant la nouvelle salle.

Parlez-nous de cette programmation 2022-2023…
Nous faisons une programmation qui puisse satisfaire tous les publics, que ce soit de la musique, du théâtre, des spectacles un peu plus pointus, ou de l’humour, du burlesque… Nous avons déjà un public fidèle qui nous fait confiance et notre équipe est toujours à l’affut d’un spectacle qui pourrait satisfaire des publics différents.

Votre équipe, quelle est-elle ?
Il y a Lorraine Brahim et Denis Durand qui se déplacent pour voir des spectacles, Avignon étant un point important de découvertes, et Valérie Bersia qui s’occupe de la programmation cinéma. Ils s’investissent beaucoup. Le reste du temps, c’est au gré de ce qu’ils peuvent découvrir sur les réseaux, le hasard des rencontres et des propositions. Quelquefois, nous faisons confiance à des extraits qui nous semblent intéressants. Bien sûr on peut se tromper car un extrait n’est toujours qu’un extrait et c’est mieux de voir le spectacle en entier. Jusqu’ici, nous ne nous sommes pas vraiment trompés ! Nous sommes heureux que Denis ait pu nous proposer une pièce avec Andréa Ferréol le 24 janvier (« La priapée des écrevisses » de la Cie Les Enfants terribles). Nous programmons aussi depuis longtemps des films muets accompagnés de musique et nous en sommes fiers !
Vous travaillez aussi avec des partenaires, des villes alentour ?
Des partenaires, oui, comme l’association Tandem, Le Pôle, le conservatoire TPM. Mais pas avec les villes alentour car pour avoir un spectacle il faut qu’il y ait une certaine distance entre les villes.

Le premier spectacle, le 4 octobre, tourne autour de « Carmen » de Bizet…
Comme vous dites « tourne autour » car c’est un spectacle très particulier où les artistes doivent interpréter « Carmen » et quelques minutes avant, une grève est déclarée. Le directeur décide que le spectacle aura lieu coûte que coûte. Je vous signale d’ailleurs que dans la distribution, on retrouve le ténor Mathieu Sempéré qui fait partie du groupe « Les Stentors ».

Votre programmation touche en fait tous les publics !
Il faut que tous les publics puissent se retrouver dans notre programmation et nous avons aussi depuis quelques années, la Cie Le Cabinet de Curiosités en résidence chez nous et qui, outre nous offrir des spectacles, proposent des ateliers, travaillant avec les écoles mais aussi tous les amateurs qui ont envie de faire du théâtre. Nous voulons satisfaire un maximum de gens.

Vous ouvrez beaucoup vos portes aux artistes régionaux ?
Il est important de faire découvrir au public des artistes de la région. Nous faisons une sélection mais notre but est aussi de faire connaître des artistes qui sont talentueux mais ont du mal à se produire. Si nous pouvons leur donner un coup de pouce, cela nous fait plaisir et nous sommes fiers de voir que certains font leur chemin après qu’on les ait aidés.

Jacques Brachet