Pascal Danae – Un voyage musical rempli de passion et d’humanité.
Delgres en concert au Centre Culturel Tisot à La Seyne, le 5 avril
Mélangeant blues, rock et influences créoles, Delgres transcende les genres avec une musique vibrante et émotive. Un trio, mené par Pascal Danae, qui incarne l’intensité, la générosité et l’humanité, pour une expérience live inoubliable.
Vous allez vous produire à Tisot, c’est la première fois que vous venez ?
Oui, et ça sera une grande découverte ! Nous sommes en tournée pour notre dernier album « Promis le ciel », que nous avons sorti il y a un an. Depuis, nous avons parcouru la France et l’international, et on est ravis de venir à Tisot pour partager notre musique avec vous.
Comment définiriez-vous votre musique ?
Elle reflète notre parcours personnel. Delgres est composé de trois musiciens : Baptiste à la batterie, Rafgee au sousaphone, et moi-même, Pascal, qui chante et joue de la guitare. J’ai grandi en Guadeloupe et en région parisienne, où j’ai été influencé par le blues, le rock et les guitares africaines. Chanter en créole est un hommage à mes origines, à la langue que j’entendais à la maison. Ce mélange unique de blues, rock, et sonorités créoles fait notre identité musicale. On y retrouve aussi des influences de la Nouvelle-Orléans, une ville créole, et d’autres cultures afro-américaines.
Le nom de votre groupe est un hommage à Louis Delgrès…
Oui, le groupe porte ce nom pour rendre hommage à cette figure héroïque de la lutte contre l’esclavage, que peu connaissent en dehors des Antilles. En grandissant en France hexagonale, j’ai découvert son histoire grâce à mon père. C’est un symbole de résistance et de résilience. Avec Baptiste et Rafgee même s’ils ne sont pas guadeloupéens, nous partageons ces valeurs humaines et de justice sociale. Nous croyons en l’unité, à rassembler les gens plutôt qu’à les diviser, et c’est ce que nous essayons de transmettre.
Quels thèmes votre troisième album aborde-t-il ?
Il se concentre sur des sujets plus contemporains. Nos deux premiers albums parlaient beaucoup du passé : « Mo Jodi » évoquait l’histoire de la Guadeloupe et de la résistance de Louis Delgrès en 1802, et « 4:00 AM » se penchait sur l’arrivée des Antillais en France dans les années 50-60. Dans ce troisième album, nous parlons d’ici et de maintenant, de la résilience et de l’humanité face aux défis actuels. Comment, malgré tout ce qui se passe autour de nous, rester humain, garder notre intégrité, et avancer ensemble.
Si vous deviez définir Delgres en trois mots ?
Intensité, générosité et humanité. On donne tout sur scène. L’intensité est au cœur de notre musique, que ce soit dans la joie ou dans la mélancolie. Chaque émotion est vécue pleinement. La générosité, c’est ce partage avec le public, cette envie de transmettre quelque chose de vrai, sans retenue. Et enfin, l’humanité. C’est ce qui nous guide, ce qui nous unit. Aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de se rappeler qu’il faut rester humain.
Que peuvent attendre vos fans lors de vos concerts, notamment à Tisot ?
Une véritable explosion d’énergie. Nous avons une approche de la scène qui mêle puissance et tendresse. C’est un peu comme un voyage : il y a des moments où ça part fort, puis on ralentit pour offrir une expérience plus intime. On joue avec les influences créoles et de la Nouvelle-Orléans. Le but est de transmettre une énergie positive et de partager un moment humain avec le public. Peu importe la langue, ce qui compte c’est la communion, l’émotion brute et sincère que l’on dégage.
Julie Louis Delage