Séverine Ferrer – Amitié, amour et théâtre : quand les relations humaines sont au cœur de la scène.
« Partenaires Particuliers », le 25 janvier au Théâtre Galli à Sanary
Le 25 janvier, le Théâtre Galli accueille « Partenaires Particuliers », une pièce de Patrick Hernandez et Annabelle Milot. Sur scène, Séverine Ferrer partage l’affiche avec Alex Goude, Laurent Maistret, Isabelle Tanakil et Kim Schwarck.
« Partenaires Particuliers » s’inscrit dans le registre de la comédie contemporaine. Quels en sont, selon vous, les enjeux artistiques ?
La pièce parle avant tout des relations humaines : l’amitié, l’amour, la famille, l’acceptation de soi. Ce sont des sujets universels, abordés avec un regard actuel. L’humour permet de les traiter sans lourdeur, tout en laissant une vraie place à l’émotion. C’est une comédie avec du fond qui résonne avec notre époque. Ce qui m’a particulièrement intéressée, c’est la manière dont le texte jongle entre légèreté et moments sensibles.
Vous interprétez Lola. Comment ce personnage s’est-il construit au fil du travail collectif ?
Lola est une femme entière, fidèle en amitié, avec une vraie force de caractère. Le personnage a beaucoup évolué pendant les répétitions. Nous avons voulu lui donner plus de profondeur, la sortir d’un schéma trop attendu pour en faire une femme affirmée, avec ses fragilités mais aussi une vraie puissance. Elle se définit beaucoup à travers ses relations aux autres. Au fil des répétitions, nous avons expérimenté différentes nuances dans son comportement, rendant Lola plus vivante et crédible face à des situations drôles et touchantes.
La distribution réunit des comédiens aux parcours très différents. Comment cette diversité, associée à la mise en scène d’Annabelle Milot, nourrit-elle le spectacle ?
C’est une vraie richesse. Isabelle Tanakil et Kim Schwarck ont une solide expérience théâtrale. Alex Goude, même s’il est identifié à la télévision, est avant tout un excellent comédien et metteur en scène, avec un sens précis du rythme et du collectif. Annabelle Milot, elle, a créé un cadre précis tout en laissant une grande liberté de jeu, ce qui permet à cette diversité de s’exprimer pleinement et donne une énergie très vivante au plateau. Chaque acteur a pu proposer ajustements ou improvisations pendant les répétitions, renforçant la complicité au sein de la troupe.
Laurent Maistret fait ici ses premiers pas au théâtre. Comment s’est passée son intégration au sein de la troupe ?
Laurent arrive avec un regard neuf et une grande spontanéité. Il découvre le théâtre, mais l’aborde avec beaucoup de sérénité et de plaisir, presque comme un jeu. Nous l’avons accompagné sur les aspects techniques, comme la voix ou la présence scénique, mais sa fraîcheur et sa liberté apportent énormément à la dynamique du groupe. C’est une vraie bouffée d’oxygène. Son énergie et son enthousiasme ont créé des moments inattendus sur scène et renforcé la cohésion du groupe.
Quelle empreinte souhaitez-vous que la pièce laisse auprès du public ?
Je pense que ce serait le lien. Dans ce moment partagé entre les comédiens et le public, mais aussi dans la façon dont chacun peut se reconnaître, rire et parfois être touché par ce qui se joue sur scène. La pièce ne cherche pas à donner de leçons, mais à créer un espace de respiration, d’émotion et de sincérité. J’espère surtout que les spectateurs repartiront avec le sentiment d’avoir vécu un moment vivant, mêlant rire, sensibilité et réflexions sur les interactions quotidiennes et la manière dont nous vivons nos amitiés et nos amours.
Julie Louis Delage