La Vague Classique : HAENDEL : ARMIDA ET LUCREZIA, PORTRAITS DE FEMME – Collégiale Saint-Pierre – 20h30
>> Six-Fours-les-Plages
C’est à Rome que Haendel compose en 1707 ses deux grandes cantates « Armida abbandonata » et « La Lucrezia », vastes et sensibles portraits de femmes bafouées, outragées, dont la force et le caractère absolu les mène aux portes de la folie.
Il redonne vie à un personnage historique et mythique (Lucrèce) avec autant d’héroïsme qu’à un personnage issu des romans de chevalerie (Armide), une de ces magiciennes guerrières se mesurant aux héros masculins à armes égales, mais vaincues par leur indifférence et leur lâcheté en amour.
Véritables tours de force pour l’interprète, ces deux œuvres parmi les plus personnelles de Haendel font alterner des récitatifs dans lesquels les sentiments et les douleurs du personnage sont ressentis physiquement, et des airs toujours surprenants, poignants, virtuoses ou expressionnistes.
Il fallait tout l’art de Karine Deshayes pour nous transporter avec magie dans cet univers hautement
théâtral.