Alix Ferraris – Du cinéma sous les étoiles.
Hors série festivals 2026
Du 7 juillet au 25 août à Clair Val à Carqueiranne, au Château La
Tulipe Noire à La Crau et au Domaine Tropez à Gassin
Le Festival de la Lune revient pour une sixième édition entre Carqueiranne, La Crau et, nouveauté cette année, Gassin. Son directeur, Alix Ferraris, évoque l’évolution du rendez-vous, une programmation toujours plus ambitieuse, l’ouverture vers le cinéma d’auteur et les nombreux projets portés par l’association Quattrocento.
C’est la sixième édition du Festival de la Lune. Comment vois-tu son évolution ?
Le festival poursuit son développement. Nous sommes toujours présents à Clair Val à Carqueiranne, avec le soutien de la municipalité, ainsi qu’au Château La Tulipe Noire à La Crau. Cette année, nous franchissons une nouvelle étape avec l’arrivée du Domaine Tropez à Gassin. Notre ambition reste la même : offrir une programmation éclectique et accessible à tous, tout en créant l’expérience unique d’une véritable salle de cinéma en plein air. Selon les films, nous accueillons un public de tous âges, dans des lieux qui favorisent la convivialité et la découverte.
Que réserve cette édition 2026 où se dégage le thème « Smart & Glamour » ?
Nous proposerons quinze longs métrages et une soirée consacrée au court-métrage. Cette année, nous souhaitons faire une place plus importante au cinéma d’auteur, sans pour autant renoncer aux films populaires. L’objectif est de construire une programmation cohérente, exigeante et ouverte. Le thème retenu est « Smart & Glamour » : nous invitons le public à prendre soin de lui, à se sentir bien, à se faire plaisir avec une touche d’élégance, mais sans aucune dimension élitiste. Je cherche avant tout un équilibre. Nous sélectionnons des films sortis récemment en salle, des avant-premières, du cinéma d’auteur français, des comédies et quelques blockbusters très attendus. Nous pensons aussi au jeune public avec des séances adaptées dès six ans. Nous avons la chance de disposer d’un magnifique site de cinq cent places à Clair Val et de lieux atypiques dans les vignes. Chaque programmation est pensée en lien avec l’identité des endroits qui nous accueillent.
Quels seront les temps forts dans le très bel auditorium de Clair Val à Carqueiranne ?
Nous ouvrirons le festival le 7 juillet avec « Le Diable s’habille en Prada 2 ». Pour l’occasion, tenue élégante conseillée et ambiance tapis rouge. Le 8 juillet, nous présenterons en avant-première « Les Matins merveilleux » d’Avril Besson, découvert au Festival de Cannes et tourné en partie au Lavandou avec Éric Cantona. Parmi les autres rendez-vous, on retrouvera « Mauvaise Pioche » avec Gérard Jugnot le 15 juillet, « Des minions et des Monstres » le 21 juillet, puis une autre avant première le 28 juillet avec « La Vie d’une femme » de Charline Bourgeois-Tacquet, portée notamment par Léa Drucker, Charles Berling, Mélanie Thierry et Marie-Christine Barrault. Le 4 août, place à « Permis de détruire » d’Éric Fraticelli. Le 5 août, nous renouerons avec les Nuits Med avec une carte blanche au collectif Pinte & Ciné autour d’une soirée de courts-métrages. Le 11 août, deux séances seront proposées avec « De la Comédie française » de Martin Darondeau et Bertrand Usclat puis « Pour le plaisir » de Reem Kherici. Le 18 août, une nouvelle avant-première, « Quelques mots d’amour » de Rudi Rosenberg, constituera l’un de nos coups de cœur. Enfin, nous clôturerons le festival le 25 août avec le très attendu « Spider-Man : Brand New Day » de Destin Daniel Cretton.
Tu investis également de très beaux lieux au milieu des vignes…
Au Château La Tulipe Noire, les 10 et 11 juillet, nous présenterons « La Vénus électrique » de Pierre Salvadori, particulièrement adapté à l’ambiance du lieu, puis « Michael », d’Antoine Fuqua, un biopic musical. Au Domaine Tropez, pour cette première année de collaboration, seront projetés « Il était une fois Michel Legrand » de David Hertzog Dessites, qui préside également notre jury, ainsi que « Chers Parents » d’Emmanuel Patron et « Compostelle » de Yann Samuell. Le festival ne se limite pas aux projections… Effectivement. Une exposition consacrée au cinéma de genre sera proposée à la médiathèque de Carqueiranne. Nous poursuivons également notre résidence sur l’intention cinématographique du 1er au 5 août. Cette année, Michèle Bourgeot a été sélectionnée pour son projet de long métrage « La Solidarité ». Quatre projets de courts-métrages bénéficieront également d’un accompagnement, notamment ceux de Colombe Serrand, Maxime Lagoutte et Maxime Pargaud. Les auteurs présenteront leur travail au public à plusieurs reprises pendant le festival. Je tiens à remercier tous nos partenaires : la ville de Carqueiranne qui nous accompagne, la Métropole TPM, le Département, le réseau Les Petits Écrans, Cité des Arts, le collectif Pinte & Ciné, l’Université de Toulon, l’ISA, FDVA et l’ensemble des créateurs qui participent à cette aventure. Dans un contexte parfois compliqué pour la culture, il est essentiel de continuer à transmettre, à partager et à créer du lien. Le Festival de la Lune défend une politique tarifaire accessible, entre 5 et 8 euros pour les séances classiques, et entre 15 et 18 euros dans les vignes avec une boisson incluse. Au-delà des films, nous proposons aussi de la restauration, des blind tests et des moments de convivialité. Le cinéma doit rester un lieu de rencontre et de découverte, capable de
réunir toutes les générations et tous les publics.
Fabrice Lo Piccolo