Cathy Lopez et Cédric Muller – Un écrin pour l’art contemporain…
Exposition “D’Âmes et d’Acier“, jusqu’au 18 octobre, au Jas de la Rimade à Carcès
A Carcès, entre vignes et pinède, Cathy Lopez et Cedric Muller sont galeristes, spécialisés dans l’art contemporain. Leur célèbre Centre d’art, le Jas de la Rimade, propose actuellement l’exposition “D’Âmes et d’Acier“ où figurent les portraits saisissants de Martine Sturm et les sculptures de verre et d’acier de Jean-Charles Stora.
Pouvez-vous nous décrire brièvement le Jas de la Rimade, ce lieu magnifique ?
Cédric : Le Jas de la Rimade est une galerie d’art créée par mes parents en 1986. Ils ont acquis une ruine templière du XIIIe siècle, qu’ils ont rénovée en deux parties distinctes, une partie habitation, et l’autre conçue dès sa création, pour être une galerie d’art. Cela fait quarante ans que ce bâtiment remarquable, composé de trois salles aux murs en pierres apparentes et en plâtre rustique, est exploité en tant que galerie d’art. Il y a également un parcours dans le jardin, qui permet de déambuler parmi les créations des différents sculpteurs que nous exposons. Le cadre naturel du jardin et la bâtisse offrent donc un véritable écrin pour les œuvres d’art.
L’exposition actuelle se nomme « D’Âmes et d’Acier“ et présente deux artistes. Comment décririez-vous, tout d’abord, le travail de Martine Sturm ?
Cathy : Martine Sturm est une artiste qui voyage beaucoup et, pendant ses voyages, elle croque les personnages qu’elle rencontre. Une grande partie de son travail est autour des portraits, qu’elle reprend une fois rentrée de voyage. Elle travaille principalement sur papier et en noir et blanc, mais en utilisant différentes techniques, comme des pastels, du fusain, de l’acrylique et, ce qui nous a beaucoup touchés dans son œuvre, c’est vraiment l’expression des regards qu’elle a réussi à capter. Le noir et blanc, les jeux d’ombre et de lumière, tout cela a une intensité, une force saisissante.
Et, quid de Jean-Charles Stora ?
Cédric : Jean-Charles Stora est un artiste autodidacte qui travaille essentiellement le métal. En y intégrant du verre, il crée une véritable union entre deux matériaux que tout oppose : la fragilité du verre et la robustesse de l’acier. Il utilise de l’acier brut, à la teinte ocre et rouillée, dans lequel il vient insérer du verre. Cette rencontre confère à chaque pièce une transparence saisissante lorsqu’elle est traversée par la lumière – qu’il s’agisse de celle du soleil ou d’une autre source – offrant ainsi une lecture différente de la sculpture selon l’angle sous lequel on l’observe.
Le Jas de la Rimade est un lieu d’exposition, mais vous vendez également les œuvres de certains artistes ?
Cédric : Oui, nous fonctionnons comme une galerie, nous vendons donc les œuvres d’art ! L’année a débuté par une exposition de Nicolas Lavarenne, avec qui nous collaborons depuis quarante ans. Nous avons beaucoup de ses pièces, dont certaines monumentales, dans notre jardin. Nous proposons également des œuvres d’artistes comme étienne Gros ou Shahabuddin qui vivent à Paris, ou Anne Pourny… Nous faisons entre trois et quatre expositions par an, qui durent environ trois mois. Et, souvent nous mêlons dans les expositions un artiste déjà présent au catalogue de la galerie et un “nouvel“ artiste.
Cathy : En fait, la galerie a un pool d’artistes permanents dont les œuvres sont montrées lors d’expositions collectives puis, chaque année, nous cherchons de nouveaux artistes à introduire dans la galerie. Lors des expositions, nous aimons mettre en parallèle peintures et sculptures.
Weena Truscelli