Cerrone – De « Supernature » à La Cadière, l’éternel voyage de Cerrone.
Le 12 septembre à La Restanque des Copains à La Cadière d’Azur
Figure majeure du disco, Cerrone prendra les platines de La Restanque des Copains, samedi 12 septembre au Domaine de la Garenne, à La Cadière-d’Azur. Installé à Ramatuelle, l’artiste promet un voyage musical à travers cinquante ans de disco et d’électro.
Vous allez clôturer la saison de La Restanque des Copains avec un DJ set au cœur des vignes de La Cadière-d’Azur. Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette soirée et dans ce cadre assez inhabituel ?
J’ai toujours beaucoup de plaisir à jouer dans le sud de la France. Je suis très attaché à cette région, et particulièrement au Var, puisque j’habite à Ramatuelle et que j’y passe la plus grande partie de mon temps lorsque je ne suis pas en tournée.
Comment préparez-vous un tel set ? Partez-vous de vos grands classiques ou cherchez-vous à construire une sélection pensée pour le lieu et le public varois ?
Dans tous mes concerts, que ce soit en DJ set, en live ou même accompagné d’un orchestre symphonique, je ne joue que mon propre répertoire. J’aime parfois mixer deux titres à la fois, passer d’un élément à un autre, revisiter mes morceaux et m’amuser avec eux, mais toujours exclusivement à partir de mon catalogue.
Près de cinquante ans après « Love in C Minor » et « Supernature », votre musique continue de faire danser plusieurs générations. Comment expliquez-vous cette longévité et le regain d’intérêt actuel pour le disco ?
Je ne l’explique pas vraiment. Je n’ai jamais suivi les modes. Je suis toujours resté sur mon chemin, avec cette même envie de créer de la musique pour faire danser, avec mon son et mon identité. Et le public m’a toujours suivi tout au long de ma carrière, en France comme à l’étranger. Je pense que le fait d’avoir toujours continué à faire de la scène, à retrouver le public et à partager avec lui un véritable voyage musical, m’a permis de traverser cinq générations. Et ce qui est assez extraordinaire aujourd’hui, c’est de voir toutes ces générations réunies dans mes concerts.
Vous êtes très attaché au Var. Quels souvenirs gardez-vous de vos concerts récents dans le Sud, entre le symphonique et les grands rendez-vous électro ?
Je garde un souvenir extraordinaire de mon concert symphonique au Palais Nikaïa de Nice, en novembre 2023. Nous y avions notamment joué « Supernature » dans une version symphonique avec l’Orchestre national de Cannes. C’est d’ailleurs cette version qui m’a ensuite permis de participer aux Jeux olympiques, un moment absolument inoubliable. Et puis, cet été, j’ai joué à Marseille pour la clôture du Delta Festival, devant 25 000 personnes. C’était incroyable ! Un public totalement déchaîné, surexcité, avec une énergie exceptionnelle. Ce sont deux expériences complètement différentes : d’un côté, « Supernature » porté par l’Orchestre national de Cannes ; de l’autre, l’énergie de l’électro devant 25 000 personnes. Mais finalement, c’est toujours la même musique, le même plaisir et cette même connexion avec le public. C’est exactement ce que j’aime : voir ma musique continuer à vivre et à rassembler les générations, quel que soit le format.
Entre vos titres emblématiques et des morceaux plus contemporains, quelle ambiance souhaitez-vous installer le 12 septembre à La Restanque des Copains ? À quoi le public peut-il s’attendre ?
À chaque fois, je leur propose un voyage musical qui survole cinquante ans de disco et d’électro. C’est cette histoire, mon histoire, que j’aime continuer à partager avec le public.
Gregory Rapuc