Michel Uderso – Quand l’art s’invite sur le parquet du HTV.

En exposition pendant les matchs du Hyères-Toulon Var Basket

À l’occasion des matchs de notre partenaire le Hyères-Toulon Var Basket, l’artiste marseillais vivant à Toulon Michel Uderso expose ses œuvres au cœur même de l’événement sportif. Autodidacte passionné, il développe un univers figuratif puissant, entre portraits, monde animal et collaborations artistiques.

Quel est ton parcours artistique ?

Je me considère comme autodidacte, un très bref passage en prépa Art en 2009 n’a pas été convaincant. Par contre, j’ai toujours dessiné, depuis tout petit : crayon, pastel, fusain, crayons de couleur… Au début, j’ai eu des commandes dans mon entourage : des animaux, des portraits, des personnages de comics ou de l’univers Marvel. Puis une commande plus importante m’a poussé vers la peinture. J’ai commencé avec l’acrylique, qui permet d’avoir rapidement du contraste et de la profondeur. J’associais mes croquis au crayon avec la peinture, et assez vite je m’y suis consacré à plein temps. Je travaille essentiellement à la peinture à huile depuis plusieurs années. J’utilise l’acrylique pour les marchés nocturnes. J’ai exposé à Six-Fours, Sanary, Carqueiranne, au 3013 pour la « Trocadance » à Marseille, récemment au festival d’arts urbain d’Hyères en lien avec mon association Back2groove.

Ton travail est très figuratif…

Oui, c’est ce que j’aime. Enfant, je dessinais des personnages de BD, Spirou ou Gaston Lagaffe. J’ai gardé ce goût du détail et du réalisme. Depuis quelques années, je travaille en séries, avec des portraits humains ou animaliers très détaillés. Je trouve le monde animalier très puissant, très symbolique. Il y a à la fois de la force et de la fragilité, une forme d’innocence que l’on retrouve moins chez l’humain. Dans ma série actuelle, « Terriens », je mélange les deux. J’ai commencé par les animaux, puis j’ai intégré des portraits humains, notamment inspirés de photos de paysans. J’aime raconter leur histoire à travers la peinture. Les gens remarquent souvent le regard. C’est essentiel, je le travaille de manière très précise, que ce soit pour un humain ou un animal. C’est ce qui crée la connexion.

Comment travailles-tu concrètement ?

Je suis très attaché aux techniques traditionnelles. J’apprends beaucoup en expérimentant et à travers des livres. À chaque étape, je prends des photos de ma toile. Ça me permet de prendre du recul, de voir les erreurs, d’ajuster. C’est important pour moi. Je travaille aussi sur d’autres supports, le textile, par exemple. Avec la marque Originale Roots Alliance (O.R.A) et son créateur Aurélien Breda, rencontrée au HTV, on a adapté une de mes œuvres — un gorille — pour en faire des t-shirts. Je peins aussi sur des vestes pour des artistes, en m’inspirant de leur univers, que ce soit hip-hop, urbain… Je travaille également avec Tom & Aldo studio, Création de goodies écoresponsable : récemment il a créé une figurine pour le HTV représentant la mascotte restylisée en collaboration avec l’une de mes créations d’illustration. J’aime bien ces échanges.

Comment est née ta collaboration avec le HTV ?

Ils m’ont contacté sur Instagram. Aujourd’hui, je suis partenaire artistique : j’expose mes toiles pendant les matchs à domicile et je suis présent sur place. Ça m’a ouvert à un nouveau public, notamment des entreprises, et ça m’a permis de développer mon réseau. C’est très positif. Je travaille de plus en plus avec des entreprises, sur des projets liés à leur histoire, grâce à du mécénat. Et je continue mes séries personnelles, notamment « Terriens », avec plusieurs toiles en cours.

Fabrice Lo Piccolo