Pulsatilla – Quatre voix sans frontières.
En concert le 8 octobre au Café-théâtre de la porte d’Italie à Toulon
Avec ses polyphonies rythmées venues de Galice, des Balkans, des Caraïbes ou de la Renaissance, le quartet féminin Pulsatilla invite au voyage jeudi 8 octobre à 19h30, au Café-théâtre de la Porte d’Italie, à Toulon. Anaïs Jamet nous présente cet univers où les voix se mêlent à l’accordéon et aux percussions. Un concert programmé par Mundozika.
Vous avez toutes les quatre des univers musicaux assez différents. Comment vous êtes-vous rencontrées et comment est né Pulsatilla ?
Elsa Mazeran et moi nous sommes rencontrées à l’Institut international des musiques du monde d’Aubagne, où nous suivions un cursus de chant bulgare avec Milena Jeliazkova. Une affinité humaine et musicale s’est immédiatement créée, avec une sorte de magie dans l’harmonie de nos voix. Nous avons ensuite poursuivi notre formation à l’IMFP de Salon-de-Provence, tourné vers les musiques actuelles et le jazz. C’est là que nous avons rencontré Olga Martinez et Manon Lemonnier et décidé de créer le groupe.
Votre répertoire voyage de la Galice aux Balkans, des Caraïbes à la Finlande, avec aussi des chants de la Renaissance. Comment choisissez-vous vos morceaux et vous appropriez-vous ces différentes cultures ?
Nous avons chacune notre univers. Je pratique depuis longtemps les polyphonies populaires et j’apporte les chants de la Renaissance. Elsa est marquée par la chanson française, le jazz, la soul et le gospel. Olga, qui est chilienne, est tournée vers les musiques d’Amérique latine. Manon possède une forte culture des musiques traditionnelles et folk, ainsi que des musiques hispaniques et galiciennes. Nous respectons l’identité de chaque culture dans nos arrangements et notre manière de les présenter. La cohérence vient de nos instruments, des percussions et d’une patte vocale qui nous est propre, tout en préservant les particularités de chaque tradition.
Les voix occupent une place centrale, mais vous utilisez également l’accordéon et de nombreuses percussions. Comment construisez-vous vos arrangements ?
La voix demeure notre matière première : le chant, la polyphonie et notre couleur vocale commune. Mais certains morceaux appellent naturellement un accompagnement instrumental. Cela permet de renouveler les timbres, de surprendre le public et d’éviter une écoute trop linéaire. Manon apporte l’accordéon, présent aussi bien dans les musiques traditionnelles que dans le jazz. Très rythmique, il apporte également des basses. Olga, avec les congas, insuffle une dimension dansante au répertoire. Nous alternons ainsi les morceaux entièrement vocaux avec d’autres portés par l’accordéon ou des rythmes plus endiablés, pour faire voyager le public à travers différentes énergies.
Vous serez le 8 octobre au Café-théâtre de la Porte d’Italie. Que souhaitez-vous faire vivre au public toulonnais ?
Nous voulons avant tout transmettre de l’émotion. La musique ne parle pas nécessairement avec un langage intellectuel : elle s’adresse à notre sensibilité. Nous souhaitons faire vivre au public un voyage sensible et créer une ouverture vers d’autres cultures. C’est un véritable enjeu aujourd’hui. Nous devons pouvoir voyager librement, comme le font les musiques, et profiter de cette liberté au-delà des frontières.
Quels sont les prochains projets de Pulsatilla ?
Nous jouerons prochainement à Saint-Martin-de-Castillon, dans le Luberon, puis au centre culturel René-Char de Digne-les-Bains, après Toulon. Nous sortons aussi un nouveau teaser, réalisé lors d’une résidence à Forcalquier. Cette vidéo donnera un aperçu de toute la palette de notre univers musical.
Grégory Rapuc