Rémi Buffin – Le souffle celte de Celtic Kanan.
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Spectacle « Le voyage » le 17 octobre 2026 au casino de Hyères
Né dans la région toulonnaise, Celtic Kanan fait souffler depuis plus de vingt-cinq ans les vents d’Irlande, d’Écosse et de Bretagne sur la Méditerranée. Le groupe présentera « Le Voyage », son nouveau spectacle mêlant musique et danse irlandaise, au Casino de Hyères. Rémi Buffin, chanteur, guitariste et joueur de bouzouki, nous présente cette nouvelle aventure.
Celtic Kanan est né à Toulon, loin des terres celtiques. Comment expliquez-vous cette attirance ?
Par l’amour de cette musique. Pour moi, elle est européenne. J’ai l’habitude de dire que mon blues ne vient pas d’Afrique : il vient d’Europe. La culture celte a traversé une grande partie du continent et cette musique appartient à nos racines. Il y a aussi une importante communauté bretonne à Toulon. On plaisante parfois en disant que c’est la deuxième plus grande ville de Bretagne ! À nos débuts, nous jouions dans les fest-noz et les soirées bretonnes. Cette communauté nous a donné notre premier public.
Votre nouveau spectacle s’appelle « Le Voyage ». Comment l’avez-vous construit pour en faire un véritable spectacle, et pas seulement une succession de morceaux et de danses ?
C’est un voyage que nous faisons avec le public. C’est le sien et le nôtre, celui que Celtic Kanan poursuit depuis 1999. En vingt-sept ans, nous avons accumulé des rencontres et des histoires. Nous avons écrit des chansons à partir de lieux traversés et de choses qui nous ont rendus heureux, blessés ou simplement touchés. Nous avons rassemblé tout cela dans un spectacle vivant et mouvant. Nous emmenons les spectateurs en Irlande, en Bretagne, sur les routes ou au cœur de cités médiévales. Sur scène, nous sommes six musiciens accompagnés d’une dizaine de danseuses et danseurs. La musique et la danse sont les deux piliers de la culture celtique : l’une ne va pas sans l’autre.
Comment mêlez-vous les airs traditionnels à vos compositions et à des sonorités plus actuelles ?
Lentement, car il faut laisser les choses mûrir. Comme pour les bons vins, nous préférons prendre notre temps. Nous conservons nos racines tout en regardant vers l’avenir. Nous aimons associer le traditionnel à la pop, au folk ou au rock, sans nous interdire aucun métissage. Cela donne une rythmique basse-batterie solide, soutenue par la guitare, avec des instruments très traditionnels comme la cornemuse, la flûte ou le bouzouki. Mais il faut surtout garder la pêche, l’énergie et donner le sourire.
Après Hyères, vous jouerez à la Salle Pleyel. Pour un groupe né dans le Var, que représente le fait de lancer cette nouvelle aventure ?
Évidemment, c’est extrêmement impressionnant ! Nous avons déjà partagé la scène avec de grands artistes comme Alan Stivell et Carlos Núñez. Quand on joue de la musique celtique, se retrouver aux côtés d’Alan Stivell peut ressembler à une forme d’adoubement. C’est surtout quelqu’un d’adorable, d’une très grande gentillesse. Nous avons assuré sa première partie à Néoules puis à Fréjus. Plus tard, il se souvenait de Celtic Kanan et nous a dit qu’il aimait beaucoup le groupe. Pleyel représente une nouvelle étape dans ce voyage commencé dans le Var il y a vingt-sept ans.
Que souhaitez-vous que le public emporte avec lui après le concert du 17 octobre à Hyères ?
Du bonheur, de la joie, et encore du bonheur ! Nous voulons que les spectateurs oublient leur quotidien pendant deux heures et ressortent de la salle plus légers. Nous sommes des dealers de bonheur. S’il n’y a pas cette rencontre, cet échange et ce moment magique avec le public, c’est que nous sommes passés à côté de quelque chose. C’est exactement cela que nous voulons offrir avec la musique celtique.
Grégory Rapuc