Romain Bertet – Le Volatil en recherche d’un nouvel espace d’accueil.

Le Volatil, programme d’avril et mai

Obligé de quitter le lieu qui accueillait ses activités, Le Volatil, association importante du paysage culturel toulonnais recherche activement un nouvel espace. Romain Bertet, son directeur artistique, revient sur les activités de l’association et nous dévoile son programme de printemps.

Peux-tu revenir sur les activités du Volatil ?

Le Volatil a été créé comme un espace de résidence, il accueille chaque année une quarantaine d’équipes artistiques. Ces compagnies travaillent sur leurs projets : théâtre, danse, cirque, marionnette, ou même écriture. Nous proposons des sorties de résidence deux fois par mois. Ces présentations permettent aux artistes de montrer leur travail en cours et d’échanger avec le public. Nous avons aussi un volet pédagogique important : des ateliers avec les écoles ont lieu à plusieurs moments de l’année. D’ailleurs, en juin, un petit festival réunira cinq classes qui ont travaillé avec différents artistes sur des formats courts d’une quinzaine de minutes. Chaque année, nous menons également une création participative avec les habitants. Cela peut être un spectacle de danse, un film, ou même une réflexion sur l’urbanisme et la végétalisation. Enfin, à la fin du mois d’août, nous organisons le festival « Crash et Décollage », événement sur trois jours avec une quinzaine de propositions artistiques. Nous proposons aussi d’autres formats : des projections de films d’artistes, des soirées poésie et musique…

Vous recherchez activement un nouveau lieu pour vous reloger. Quels sont les critères essentiels ?

Nous voulons un lieu qui puisse s’ancrer durablement dans la vie artistique toulonnaise, un espace qui puisse intervenir à toutes les étapes d’une création. Il doit permettre de travailler la lumière pour les mises en scène qui s’y créeront et s’adapter à différentes disciplines comme le théâtre, la danse ou le cirque. Nous n’avons pas besoin d’un espace immense, mais certaines contraintes techniques sont essentielles : une ouverture de 12 mètres sur 10 mètres de profondeur, une hauteur sous plafond d’au moins 3,50 mètres, notamment pour la lumière, et la possibilité d’accueillir un peu de public. Donc idéalement, un espace entre 150 et 200 m². Un lieu d’accueil et des ateliers pour la construction de décors et de costumes seraient aussi un plus. Nous sommes également ouverts à l’idée de partenariats avec des mécènes et prêts à étudier toutes propositions pour nous aider à pérenniser notre action.

En avril, vous organisez un événement avec le Jardin remarquable de Baudouvin à La Valette, de quoi s’agit-il exactement?

Nous avons sollicité ce magnifique lieu qu’est le Jardin de Baudouvin pour leur proposer d’accueillir un temps une artiste italienne, Daniela Clementina de Lauri. Daniela a un parcours très original. Elle est chorégraphe mais a aussi une formation de jardinière. Elle déploie dans son travail un lien très fort avec la nature et le geste des jardiniers. Ce partenariat entre le Volatil et le Jardin de Baudouvin faisait donc sens, puisque cela permettait à une artiste de travailler quelques jours au milieu d’un espace transformé toute l’année par la main des jardiniers. Elle sera sur place une semaine et fera une courte présentation des premiers « fruits » de son travail le 23 avril, à l’occasion de la fête de la fraise au Jardin de Baudouvin.

En mai, vous investissez le Musée Jean Aicard à La Garde pour préparer un temps fort. Peux-tu nous en parler ?

Nous sommes en construction de ce moment qui s’élabore en totale complicité avec le Musée Jean Aicard. Nous espérons pouvoir proposer quelque chose le 17 mai 2025 à l’occasion de la Nuit des Musées, moment phare de l’année culturelle. On en dira plus très prochainement.

Fabrice Lo Piccolo