Christophe Jehan – Je croque la vie, simplement

Du 9 mai au 27 juin 2026 à La Galerie Estades à Toulon

Figurant parmi les artistes les plus vendus en France, Christophe Jehan est représenté en exclusivité par la Galerie Estades, où il exposera ses œuvres du 9 mai au 27 juin. Entre peinture et sculpture, il déploie un univers coloré et joyeux, nourri par la mer et l’observation du quotidien.

Vous êtes architecte de formation. Qu’est-ce qui vous a orienté vers la peinture et la sculpture ?

J’ai fait mes études à Paris et travaillé en agence. Pendant ces années, on dessinait énormément, et c’est ce qui me plaisait le plus : les rendus à la main, dessiner les projets pour les présenter… Pour financer mes études, je faisais aussi des croquis à Saint-Jean-de-Luz que je vendais. C’est là que j’ai rencontré des peintres qui m’ont ouvert les yeux sur la peinture. J’y ai pris beaucoup de plaisir, et progressivement, je m’y suis consacré davantage.

Pouvez-vous nous décrire votre univers, souvent rapproché de l’art naïf ?

Mon univers, c’est la vie. Je suis toujours dans l’observation : j’ai un carnet sur moi, je croque la vie, je regarde, j’ai envie de raconter. Mes œuvres sont très colorées, lumineuses, inspirées par le soleil, la mer, le mouvement. Au départ, j’étais proche de l’art brut, avec un mélange de naïf, puis j’ai évolué en gardant cette liberté. Je travaille beaucoup la tôle : je la découpe, je crée des transparences qui apportent de la légèreté. Mes personnages, ce sont un peu mon écriture. Comme un chanteur avec sa voix ou un guitariste avec son riff, on reconnaît mon style au premier regard.

Peinture ou sculpture ?

Les deux me passionnent. J’aime énormément la dimension physique du travail de la tôle : découper, souder, meuler, faire jaillir des étincelles… Je crée des silhouettes plus que des sculptures. Puis il y a le moment plus calme de la peinture en atelier. Je pars souvent d’un dessin que je transfère sur la tôle. La forme pourrait presque se suffire à elle-même, mais la peinture lui donne une autre dimension, une vibration. Tout part du croquis, de l’observation. Je vis sur la côte basque, je pêche, et cet univers marin est très présent dans mon travail. Le scooter également… Un jour, un ami qui fabriquait des  planches de surf m’a fait découvrir la découpe, et j’ai commencé à expérimenter. Puis la résine m’a permis d’apporter des couleurs très éclatantes, notamment des bleus intenses, passant d’une couleur froide à une couleur chaude…

Comment avez-vous rencontré la Galerie Estades ?

Cela fait vingt-cinq ans que nous travaillons ensemble. Je montais à Paris pour présenter mon travail, et Michel Estades l’a découvert, il est curieux, et il m’a contacté à plusieurs reprises. Nous avons sympathisé, et aujourd’hui, c’est un ami. Pour cette exposition, je vais présenter la continuité de mon travail, mais avec des évolutions. La galerie me laisse une totale liberté, ce qui est précieux. Je présente des pièces représentatives de mon univers actuel, avec de nouvelles histoires. À chaque exposition, c’est une redécouverte : voir mes œuvres accrochées leur donne une autre dimension. Je suis toujours agréablement surpris et ravi du résultat. Et bien sûr, je serai présent au vernissage.

Fabrice Lo Piccolo