El Botcho – Un retour électrique !

>>Festival Faveurs de Printemps du 11 au 13 avril à Hyères

Le groupe d’indie rock toulonnais se reforme après plusieurs années d’absence. Dans une version plus rock et en français Alexandre Telliez-Moreni au chant et à la guitare et Sébastien Poggioli à la basse sont rejoints par Pascal Abbatucci-Julien (ex Hifiklub) à la batterie et Vincent Lechat (Pointu Festival) à la guitare.

El Botcho revient après quelques années d’absence avec un nouvel album, « Le salto », et une équipe renouvelée, pourquoi cette envie ?
Alexandre : En tant qu’auteur, j’ai continué à enregistrer des morceaux, et au fil du temps, l’idée de reformer El Botcho a pris de l’ampleur. C’est aussi un peu Sébastien qui m’a poussé.
Sébastien : J’avais été frustré par l’aventure Cuverville : six mois de répétition, un enregistrement d’album mais aucun concert. J’ai dit à Alex : « il faut qu’on y retourne ». En français, je trouvais que ça sonnait bien… même si, en réalité, j’en avais surtout marre de son accent anglais (rires).
Alexandre : Quant à la nouvelle équipe, nous avons Pascal à la batterie. Il avait son local de répétition juste à côté du nôtre, et quand il a arrêté de jouer avec Hifiklub, nous lui avons proposé de nous rejoindre. Ensuite, il y a Vincent à la guitare, un très bon instrumentiste qui a su apporter une nouvelle dimension à notre son, car il maîtrise bien tous les effets.

Parlons maintenant de votre style musical. Comment définiriez-vous votre son, qui semble être influencé par le rock californien, et pourquoi chanter en français ?
Alexandre : J’avais envie de chanter dans ma langue natale, même si le pas est difficile à franchir car on est baigné de culture rock anglaise. Mais une fois que c’est fait, c’est libérateur. C’est difficile également de définir le style car en français il n’y a pas vraiment de groupe approchant, au Québec peut-être.
Sébastien : On trouve moins qu’avant le côté Sunshine Californie, c’est plus brut et plus électrique.
Alexandre : Même si on peut trouver un côté Blur parfois… mais à d’autres moments on va plutôt voir du côté de Brian Jonestown Massacre.

Quels thèmes abordez-vous dans ce nouvel album ?
Alexandre : C’était pour moi une période de tumulte amoureux et c’est toujours inspirant. D’ailleurs Séb m’a dit : « super, tu vas pouvoir écrire de belles chansons ! » (rires). Certaines finissent bien… d’autres mal. « Quitter le port » est sur l’agacement de l’agitation de la ville, de la pollution, du stress que l’on vit au quotidien. La mort aussi est présente, je me vois dans les steppes, en train de marcher et d’y mourir… Dans « Sans radio » je veux couper avec les actualités : après le COVID, on est passé à la guerre en Ukraine, c’était trop !

Comment va se passer le concert au Théâtre Denis pour Faveurs de Printemps ?
Sébastien : Jouer pour Faveur de Printemps, c’est quelque chose de spécial et d’important, surtout lorsque cela marque l’une des premières dates de notre tournée. J’aime bien le théâtre Denis, salle dans laquelle j’ai joué plusieurs fois. Jouer dans un théâtre implique un public assis qui peut ne pas s’attendre à un spectacle aussi énergique que le nôtre, car en live c’est encore plus rock que sur l’album. Les techniciens seront là pour nous aider à trouver un équilibre, mais nous ne voulons pas nous brider trop.

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