Green Galion – Une techno vivante, jouée intégralement en live.
Hors-Série Cinéma en Liberté 2026
Entre psytrance, techno mélodique et improvisation, Sébastien Arcos et Sébastien Roax proposent une expérience hybride où tout est joué sur scène, sans ordinateur ni samples. Rencontre.
Comment est né Green Galion ?
Sébastien Arcos : Green Galion est né de la rencontre de nos deux univers. Je viens davantage de la musique classique et de la musique de film, tandis que Sébastien a un parcours plus reggae, ragga ou pop. Nous voulions créer un projet électro-transe mélodique en mélangeant nos influences. Depuis quatre ans, on construit progressivement cet univers, avec davantage de matériel, de créations et aujourd’hui un album. Je viens aussi du ciné-concert et nous réfléchissons à développer cette dimension avec Green Galion. J’aime l’idée de mélanger les publics, que des amateurs de techno découvrent le cinéma, et inversement.
Sébastien Roax : L’idée est née très simplement lors d’une colocation. On a commencé à improviser ensemble et cela a tout de suite fonctionné. J’ai un parcours très varié : blues, reggae, ragga, chanson française… Ce qui me plaît avant tout, c’est le rythme et l’énergie de la psytrance.
Que proposerez-vous au public le 11 juillet ?
S. A. : Ce sera avant tout un concert, mais avec une approche très cinématographique. On improvise énormément. Entre nous, on communique sur scène avec une sorte de langage informel. On travaille avec de nombreux instruments, tout se fait naturellement. Notre particularité, c’est qu’il n’y a ni ordinateur ni samples. On joue tout en direct. Sébastien passe entre les percussions, le micro, la voix, la guimbarde, et moi je navigue entre quatre synthétiseurs.
S. R. : Nos concerts fonctionnent comme une progression. On démarre autour de 124 BPM puis on monte progressivement selon la réponse du public. On peut aller vers la techno, l’acid techno ou d’autres univers. À la voix, je peux partir sur des choses plus pop, reggae ou ragga. On cherche une atmosphère immersive. Je travaille beaucoup sur les fréquences et les vibrations. Je crois énormément à leur impact physique. J’aime cette idée de créer quelque chose qui agit aussi sur le corps. Jouer dans un lieu qui avait une vocation militaire et le transformer en espace artistique, sous les étoiles, ça donne confiance en l’avenir. C’est une très belle symbolique.
Quel lien entretenez-vous avec Cinéma en Liberté et que pensez-vous de l’art du court métrage ?
S. A. : Cela faisait quelque temps qu’on entendait parler du festival. Quand je suis arrivé dans la région, comme je faisais du ciné-concert, plusieurs personnes m’en avaient parlé. J’avais aussi des amis qui y avaient joué. Quand j’ai commencé les ciné-concerts, je travaillais surtout autour du court métrage. C’est un format que je trouve passionnant. On dit souvent que ce n’est qu’un passage vers le long, mais je pense que c’est une forme d’art à part entière. J’aime aussi beaucoup le clip.
S. R. : Je connais Lisa par un ami commun, avec qui j’organise des jam sessions qui finissent souvent en soirées techno où des DJ viennent nous rejoindre. Ce que j’aime dans ce festival, c’est son atmosphère. Il y a quelque chose de très Sud, très Côte d’Azur, avec un vrai bon esprit. Les films sont pointus, ça bouge, il se passe toujours quelque chose. J’adore le court métrage. C’est une tranche de vie. C’est dynamique. Cela permet de mettre en lumière différentes façons de penser ou de voir le monde. On entre dans des univers qu’on ne connaît pas, ça fait voyager mais ça pousse aussi à se poser des questions.
Fabrice Lo Piccolo