Zry Jephté – Le voyage au rythme de la Spiritual Afro House.
Hors-Série Cinéma en Liberté 2026
Entre rythmes organiques, textures tribales et énergie spirituelle, Zry Jephté façonne un univers musical à part. Figure d’une Afro House immersive et habitée, l’artiste sera à l’affiche du festival où il viendra partager une expérience pensée comme un véritable voyage émotionnel.
Pourquoi avoir accepté de participer au Festival Cinéma en Liberté ?
C’est un espace dans lequel je peux pleinement m’exprimer musicalement. Ma musique est très organique, tribale, presque mystique par moments, et je trouve qu’elle dialogue naturellement avec un festival qui mêle création, émotion et imaginaire. Le lieu qui accueille le festival porte une histoire, une atmosphère particulière. Pour moi, jouer dans un endroit chargé d’une identité forte donne un sens supplémentaire à la performance. J’aime l’idée qu’un concert puisse aussi être une rencontre avec un lieu et une énergie collective.
Votre univers est souvent décrit comme de la “Spiritual Afro House”. Qu’est-ce qui se cache derrière cette définition ?
La Spiritual Afro House, c’est avant tout une musique d’émotion et de connexion. Mon univers est composé de rythmes organiques, de percussions, de textures tribales et de sonorités mystiques qui invitent au voyage intérieur. L’idée est de créer une expérience immersive, où le dancefloor devient un espace de partage et presque de communion. Chacun peut y ressentir une émotion différente, se reconnecter à lui-même, aux autres ou simplement vivre un moment suspendu. Ce qui m’intéresse, c’est le lien humain. Je cherche à raconter une histoire à travers la musique, à créer une vibration commune et à faire en sorte que les gens repartent avec quelque chose de positif.
Il y a quelque chose de très visuel dans votre univers. Est-ce que le cinéma ou les images nourrissent votre travail musical ?
Oui, énormément. Le cinéma nourrit profondément mon univers musical. Les images m’inspirent autant lorsque je joue que lorsque je compose en studio. Une lumière, une ambiance, un paysage ou une scène forte peuvent déclencher une idée musicale. Quand je crée un morceau, j’imagine souvent des atmosphères, des sensations, presque des séquences. Pour moi, le cinéma et la musique sont intimement liés. Ils racontent tous les deux des histoires, mais avec des langages différents.
Votre parcours mêle musique live, instruments et DJing. Comment construisez-vous aujourd’hui un set ?
Quand je construis un set, je pense d’abord au public qui sera face à moi. Je me demande comment entrer en communication avec lui, comment créer un échange sincère à travers la musique. Cette connexion passe par les instruments, les textures sonores, les percussions, mais aussi par les artistes qui m’accompagnent, notamment mon percussionniste avec qui je travaille. Ensemble, nous cherchons à apporter quelque chose de vivant et d’organique à chaque performance.
Pour ceux qui vous découvriront cet été à Toulon, à quoi doivent-ils s’attendre ?
Ils ne doivent pas s’attendre à un DJ set classique. Je ne suis pas quelqu’un qui vient simplement lancer des morceaux et repartir. À travers les instruments, les percussions et mes compositions, j’essaie de transmettre des messages de paix, d’amour, de résilience et d’ouverture d’esprit. Aujourd’hui, je pense que l’on a besoin de se reconnecter davantage les uns aux autres. J’espère surtout que chacun repartira avec un peu de lumière et de joie.
Grégory Rapuc