Israël Vibration, Immortal reggae.
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En concert au Festival de Néoules le 17 juillet
Véritable légende du reggae roots, Israël Vibration fera escale au Festival de Néoules le 17 juillet. Plus de cinquante ans après ses débuts, le groupe continue de porter un message de paix, d’unité et d’espoir. Lascelle Bulgin, alias Wiss, chanteur et membre fondateur, revient sur la force intemporelle du reggae, son écriture et l’énergie qui l’anime encore aujourd’hui.
« Les Baco Sessions » ont récemment vu le jour. Comment est né ce projet ?
Les producteurs de Baco Music ont réuni les musiciens et moi-même autour de ce projet. C’est avant tout une histoire de connexion et de motivation. Les Baco Sessions permettent de mettre en valeur les musiciens tout en donnant une nouvelle dimension à notre musique. Tout est lié : ce projet nourrit ceux qui suivront.
Votre dernier album s’intitule Reggae Music Never Dies. Qu’est-ce qui rend le reggae immortel ?
Le reggae parle de liberté et de la condition humaine. Il raconte la vie dans son ensemble, les bons comme les mauvais moments. Il reflète ce que vivent les peuples partout dans le monde. Cette musique est connectée à tout : aux hommes, à la nature, aux animaux, à notre environnement. Tant qu’il y aura de la vie et de la vérité, le reggae continuera d’exister. C’est une musique universelle qui ne peut pas mourir.
Comment écrivez-vous vos chansons ?
Les chansons naissent dans des moments où l’on peut réfléchir sereinement. Je m’inspire de mes expériences personnelles, de ce que j’entends dans les informations, des discussions avec mes amis ou simplement de ce que j’observe dans la rue. Une chanson est comme un puzzle : on rassemble des idées venues de partout, d’Europe, d’Afrique ou d’ailleurs, puis on assemble toutes les pièces jusqu’à ce qu’elles prennent sens.
Pour vous, qu’est-ce qui fait une grande chanson de reggae ?
Tout commence par le contenu. Les paroles doivent avoir du sens, transmettre un message, apporter de la motivation et quelque chose de positif. La musique doit aussi servir la communauté, l’environnement, les jeunes générations. Quand une chanson aide les gens à avancer, alors elle remplit pleinement son rôle.
Vous partagez la scène avec les mythiques Roots Radics. Que représentent-ils pour vous ?
Roots Radics est l’un des plus grands groupes de reggae. Nous jouons ensemble depuis la fin des années 1980. Nous nous sommes rencontrés grâce à Ras Records et cette collaboration ne s’est jamais arrêtée. Une véritable complicité est née au fil des tournées et des enregistrements. Aujourd’hui encore, cette connexion est toujours aussi forte.
Quelle ambiance recherchez-vous pendant vos concerts ?
Nous voulons que notre musique encourage les gens à réfléchir à ce qui se passe dans le monde. Nous souhaitons apaiser les tensions, éloigner les personnes de la violence et créer un climat d’amour, d’unité et de sérénité. Nos concerts sont des moments de partage où chacun peut ressentir de la joie et de l’espoir.
Y a-t-il une chanson que vous aimez particulièrement jouer sur scène ?
Il y en a beaucoup ! Nous avons tellement de chansons que nous ne pouvons pas toutes les jouer. Nous interprétons les titres que le public aime, mais aussi des morceaux plus récents qui parlent de notre époque. Nous chantons pour les plus modestes, pour ceux que l’on oublie parfois, afin de leur donner la force de continuer à avancer.
Après plus de cinquante ans de carrière, qu’est-ce qui vous pousse encore à monter sur scène ?
J’observe le monde et la jeune génération. Nous essayons de leur faire prendre conscience des conséquences de leurs choix. Nous ne pouvons forcer personne à changer, mais nous pouvons partager notre expérience et les inviter à réfléchir. Si notre musique peut aider quelqu’un à devenir plus conscient de ce qui l’entoure, alors nous avons accompli quelque chose.
Fabrice Lo Piccolo