Arts plastiques

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Olivier Dubuquoy – Festival Panorama : les imaginaires du futur.

Festival Panorama du 6 au 8 novembre à Toulon

Pour sa troisième édition, le Festival Panorama explore les imaginaires du futur et de la science-fiction. Littérature, BD, réalité virtuelle, podcasts, arts visuels, jeux, danse et expériences immersives composent une programmation imaginée à partir des attentes de la jeunesse toulonnaise. Olivier Dubuquoy, directeur du festival, nous en présente les grandes lignes. Un festival en entrée libre et gratuite.

Comment est né le Festival Panorama ?
Nous voulions répondre aux envies de la jeunesse toulonnaise. Nous avons interrogé un peu plus de trois cents personnes sur leurs pratiques culturelles et leurs lieux de socialisation. En est ressorti le souhait de traiter de sujets de société avec des formats innovants… Ils voulaient aborder ces questions à travers les livres, la BD, les films, les récits sonores, les jeux ou le spectacle vivant. À partir de ces échanges, nous avons décidé de questionner chaque année un imaginaire. Après la piraterie et les résistances, puis la pop culture asiatique, le Japon et la Corée, cette édition est consacrée aux imaginaires du futur et à la science-fiction.

Comment faire vivre ces imaginaires ?
En proposant des expériences plutôt qu’en évoquant simplement le futur. Cela passe par une expérience gustative imaginée avec le Lycée Anne-Sophie Pic, l’avant-première du podcast « Extraterrestres » de France Culture ou encore des espaces futuristes installés à la médiathèque avec notamment l’école Camondo. La réalité virtuelle sera également présente grâce à Arte et Femmes Fatales Studio, avec deux œuvres immersives. La littérature reste une composante essentielle avec la venue d’auteurs : Alain Damasio, Catherine Dufour, Cynthia Lopez-Bagousse, Fabien Benoit. Des rencontres et débats autour de l’espace et de l’imaginaire seront accompagnés d’une proposition chorégraphique de Stella Gilles.
Nous avons aussi des temps festifs avec le DJ Melvin Pot, une proposition autour de la K-pop, et une lecture de Slams, créés pendant le festival, par Maxime Robert en clôture. Pour le jeune public, Les Yeux dans les Jeux proposeront un jeu de piste autour de la science-fiction. Les Zarmatelier travailleront quant à eux autour du dessin et de l’intelligence « dégénérative ». Nous proposons également des marches dans Toulon avec le CAUE et le géographe et artiste Alexandre Telliez, pour traverser la ville avec un autre regard, en y intégrant des éléments de fiction. Des ateliers radiophoniques seront menés avec Rémi Cavaillès et Radio Active. L’immersion passe également par les décors…
Pendant toute la durée du festival, la chapelle sera transformée par Camondo, ARTS et les artistes David Lamboley et Benoît Bottex. Une exposition futuriste sera également présentée, réalisée avec l’enseignante Elsa Goret et ses collégiens autour de maquettes inspirées de l’univers de Patrice Garcia, venu en résidence. Un artiste proposera aussi de générer des univers de science-fiction sur fond vert. La librairie Charlemagne proposera par ailleurs une sélection d’œuvres de science-fiction et une dédicace de Marion Mousse. Une rencontre professionnelle réunira enfin les acteurs culturels du territoire, France Culture et Arte lors de la première soirée.

Y a-t-il un rendez-vous que vous attendez particulièrement ?
Je suis à la direction du festival, mais j’ai aussi une actualité personnelle puisque je suis auteur et chercheur à l’université. J’ai publié chez Delcourt « Land, chroniques de la colonisation spatiale », qui traite de cette problématique et de la manière dont certains parviennent à rendre désirables leurs ambitions de conquête spatiale. Je participerai à un débat avec d’autres auteurs autour des imaginaires associés à l’espace. C’est finalement ce qui me plaît dans la science-fiction : elle permet de parler du futur, mais aussi de regarder notre présent et de questionner les récits que nous construisons autour de notre avenir.

Fabrice Lo Piccolo