Robert Albergucci – Toulon, ville de festivals.
Le Son By Toulon du 12 au 25 Juillet – Jazz à Toulon du 26 Juillet au 8 août
Entre Le Son By Toulon et Jazz à Toulon, l’été musical toulonnais s’annonce particulièrement riche. Robert Albergucci, directeur et programmateur du Zénith, du Son By Toulon et de Jazz à Toulon, revient sur le succès grandissant de ces rendez-vous, leur impact sur la ville et les temps
forts de la programmation 2026.
Quel bilan tirez-vous du Son By Toulon l’an dernier ?
La deuxième édition a été une vraie réussite avec près de 50 000 spectateurs et un festival à l’équilibre financier. Le public est reparti ravi et le site prend une dimension magnifique une fois mis en lumière. Au-delà des concerts, il y a aussi les retombées pour la ville : les hôtels complets lors des venues de Sting, Cabrel ou Simple Minds, les restaurants, les équipes techniques locales… Le festival participe clairement au rayonnement de Toulon.
Que réserve cette édition 2026 ?
La mairie nous a renouvelé sa confiance et nous avons voulu une programmation très éclectique. Ben Harper et Charlie Winston ouvriront le festival le 12 juillet, puis viendront Bigflo & Oli, Taïc, Patrick Bruel, Mika et The Avener, avant une clôture avec Damso. Nous accueillerons aussi Clair Obscur, la bande originale du célèbre jeu vidéo, un concert événement qui parlera notamment aux jeunes et aux passionnés de gaming. L’idée est vraiment de toucher tous les publics.
Jazz à Toulon continue lui aussi de grandir…
Oui, le festival fonctionne de mieux en mieux. Nous faisons venir gratuitement de grandes figures internationales tout en développant le “off” dans les quartiers avec des groupes locaux et régionaux. Parfois on nous parle de “jazz commercial”, mais je préfère dire “jazz festif”. Je suis heureux quand certains découvrent le jazz grâce au festival et l’apprécient.
Quels seront les temps forts cette année ?
Nous ouvrirons avec le Spanish Harlem Orchestra, qui ne fera que deux dates en France. Il y aura aussi un très bon collectif cubain, Orquesta Akokan, Éric Truffaz avec Antonio Lizana, Cory Henry, Solaxis, un ensemble de cuivres à majorité féminine, Fabiola Mendez, joueuse de cuatro portoricain, le batteur Thomas Galliano en quartet, ou encore le pianiste cubain Alfredo Rodriguez place Raspail. J’aime beaucoup cette place typiquement provençale, près des Halles. Les artistes adorent y jouer.
Le off prend une place importante ?
Oui, de plus en plus. Les concerts auront lieu sur les places de différents quartiers, du Mourillon à Saint-Jean-du-Var entre 19h et 20h30, avant les grands rendez-vous de 21h30. Nous aurons des groupes régionaux de très bonne qualité comme Alf & Half, Hors Champ, GMG trio, Christine lutz, qui vont du quartet au sextet. Cette année, nous proposerons dix concerts off et dix grands concerts. Les commerçants et les quartiers nous sollicitent de plus en plus pour accueillir des soirées.
Et le Zénith poursuit aussi son développement…
La saison 2025-2026 est déjà historique avec près de soixante-dix dates et deuxcent-cinquante mille spectateurs, mais aussi de belles résidences de création avec Zaz notamment. Et 2026-2027 démarre très fort avec Vianney, Florent Pagny, Véronique Sanson, Vanessa Paradis, Bernard Lavilliers ou encore Laurent Gerra, Nino Arial, Fabrice Éboué, Kad Merad et Michèle Laroque. Nous accueillerons aussi le Théâtre Le Colbert dont nous sommes partenaires depuis longtemps et qui fêtera ses dix ans au Zénith. Et nous proposerons également des comédies musicales avec « Le Roi Soleil », des tributes avec The Dire Straits Experience, du ballet avec « Casse-Noisette » ; ou un hommage à Ennio Morricone…
Fabrice Lo Piccolo