Musique

Baptiste Giuliano – En mode lover

En concert le 20 novembre au Telegraphe à Toulon. Lecture musicale avec Julien Sandrel le 21 novembre au Palais Neptune à Toulon

Baptiste Giuliano revient aujourd’hui sous son nom complet avec un nouvel album, « LOVALBUM », attendu en mars 2027 et mixé par Brad Thomas Ackley, détenteur d’un Grammy Award. Deux premiers titres seront dévoilés en novembre, avant un concert au Telegraphe. Le lendemain, il retrouvera son ami d’enfance l’écrivain Julien Sandrel au Palais Neptune pour une nouvelle forme de leur lecture musicale. Deux rendez-vous qui marquent une nouvelle étape dans le parcours de l’artiste toulonnais.

Baptiste, ton nouvel album, « LOVALBUM », sortira en mars, mais en novembre, tu vas présenter deux nouveaux titres…
Le premier extrait s’appelle « LOVER SON AGE », une manière de me présenter en assumant que j’ai désormais bien l’âge de mon corps et le corps de mon âge. Je suis professeur d’EPS et la thématique du corps m’a toujours passionné. Le corps étant le réceptacle de toutes nos émotions, il y a un lien assez évident entre le corps et le « love ». Avec cette chanson, je parle notamment du corps qui vieillit. J’ai été plus jeune un grand sportif, notamment en Basket Ball, et je suis aujourd’hui confronté à cette évolution. C’est une manière d’en faire un hymne à l’acceptation et à l’amour de ce que l’on est. Le deuxième titre que je publie est « À la française », chanté en duo avec mon ami Julien Sandrel. Lui aussi a des origines italiennes et cette chanson prend tout son sens avec la lecture musicale que nous présenterons ensemble.

Après BATpointG puis -BAT-, tu sors aujourd’hui ces titres sous ton nom complet. Pourquoi ce changement ?
Depuis quelques années, j’ai la chance de vivre des expériences artistiques qui dépassent le champ des musiques actuelles. J’ai travaillé avec une compagnie de danse, avec Charles Berling et Philippe Collin sur le spectacle autour de Léon Blum, j’ai composé des musiques pour des courts-métrages et là, je fais une lecture musicale. Je mène aussi des ateliers d’Éducation Artistique et Culturelle avec des élèves autour de la musique. Je signe désormais tout cela avec mon prénom et mon nom… Et les chansons de cet album parlent justement de thématiques qui me collent à la peau : le corps, le rapport aux autres, les émotions, l’éducation… C’était donc naturel de signer Baptiste Giuliano pour ce LOVALBUM.

Pourquoi avoir choisi le Telegraphe pour présenter ces nouvelles chansons ?
J’ai une histoire singulière avec ce lieu. J’y faisais des sessions live dès le début et j’ai même créé la chanson du Telegraphe, que j’ai chantée lors de son inauguration. J’ai ensuite pu y jouer à chaque nouvel album. C’était donc évident pour moi d’y revenir. J’avais envie de présenter les chansons de « LOVALBUM » avant leur sortie, comme une avant-première. Le processus de création de l’album a été long et je bouillonne d’impatience de pouvoir enfin jouer ces chansons. Je voulais aussi créer un moment privilégié avec des invités et construire ce set comme une première étape avant la véritable tournée. Il y aura Julien Sandrel, Audrey Guiguit en première partie sous le nom d’Orbe, et d’autres invités qui ont participé au disque. Sur scène, je chante, je danse, je joue mes synthés, des séquenceurs et bien sûr de l’accordéon, même si pour la première fois, il n’y en aura pas sur l’album

Le lendemain, tu retrouveras Julien Sandrel au Palais Neptune pour la Fête du livre. Comment est née cette lecture musicale ?
Je connais Julien depuis très longtemps : nous avons fait toute notre scolarité ensemble, de la sixième à la terminale. Ce sera un moment fort parce que nous allons la jouer pour la première fois dans sa nouvelle forme, dans l’écrin du Palais Neptune, avec nos familles présentes. Julien connaît un beau succès avec ses romans, cette lecture musicale est tirée de son récit « Mes frères, nos fantômes et moi ». C’est une plongée dans ses origines italiennes. Cela nous donne l’occasion d’explorer notre histoire familiale et de nous interroger sur la manière dont l’italianité a pu être effacée, dans le verbe et dans les gestes. Cela fait aussi écho à d’autres formes d’immigration arrivées plus récemment. Mon accordéon est un Fratelli Crosio qui date du milieu du XXe siècle, de cette période où beaucoup d’Italiens sont arrivés en France. Je le mets ici au service du récit, avec une musique électronique et des allusions au folklore napolitain.

Fabrice Lo Piccolo