NICOLAS VANTALON – Théâtre au Jardin.
Festival Confluences 6e édition du 3 au 5 juillet 2026 au Musée Jean Aicard à La Garde
Théâtre, lectures, poésie, musique et rencontres, le festival Confluences revient avec cette année, l’auteur contemporain Sylvain Levey au centre de l’aventure. Nicolas Vantalon, son créateur, nous présente l’esprit de ce festival pas comme les autres.
Qu’est-ce qui fait selon toi la spécificité du Festival Confluences ?
Pendant trois jours, un auteur est présent au milieu du public, des comédiens, des élèves et des artistes invités. Toute l’identité du festival repose sur cette rencontre. On est sur un festival de théâtre, mais aussi de lectures, de poésie et de musique dans les jardins du Musée Jean Aicard. L’idée est d’inviter un auteur contemporain vivant, pour qu’il puisse parler directement de son œuvre, raconter la genèse de ses pièces, échanger avec les comédiens qui les interprètent, mais aussi avec les spectateurs. Cela permet de rendre l’écriture contemporaine plus accessible. Il y a quelque chose de très convivial, très ouvert. Et tout est gratuit.
Cette année, vous avez choisi Sylvain Levey. Qu’est-ce qui le caractérise ?
Sylvain Levey a une écriture très singulière, à la fois directe, sensible et accessible. Il est beaucoup joué dans la littérature jeunesse, mais son travail parle autant aux adultes qu’aux jeunes publics. Il aborde l’enfance, l’adolescence, les rapports sociaux ou encore notre place dans le monde avec beaucoup d’humanité. Cette année, vingt-trois de ses pièces seront jouées pendant le festival. Lui-même interprétera « Gros », le vendredi soir. C’est l’histoire d’un enfant né prématuré, très maigre, qui choisit de raconter sa vie non pas à travers des dates mais à travers son poids. Derrière cette histoire intime se dessine aussi une critique de la société de surabondance alimentaire. La Compagnie Vingt-et-un, venue du Mans, présentera « Le Grand Manitou », un texte inédit à peine achevé. Elle jouera aussi « Costa Le Rouge », qui raconte l’histoire d’un enfant à travers l’héritage transmis par son grand-père sur la vie et le monde. La compagnie Zusvex proposera « Pour le plaisir », une performance construite autour de plusieurs textes différents. Au total, vingt-trois spectacles seront présentés pendant le festival. Nous aurons également des rencontres. Sylvain Levey animera un atelier d’écriture samedi et dimanche matin avec un principe original : les participants partiront marcher avec lui, et à chaque arrêt, ils écriront ce qu’ils observent autour d’eux.
Quelles sont les nouveautés de cette sixième édition ?
Cette année, les ateliers prennent davantage de place avec des rendez-vous chaque matin : écriture, poésie ou encore théâtre, avec notamment Jacques Jouet, Cécile Rio et Alain Simon. Et chaque soir, des concerts feront la transition entre les spectacles. Vendredi, Frankœur TC ouvrira la programmation, samedi ce sera Guilam, artiste folk acoustique montpelliérain, avant un concert de clôture de Nevché dimanche. Tous ces artistes ont été choisis en lien avec l’univers de Sylvain Levey. Nevché travaille d’ailleurs actuellement sur l’un de ses textes en version slam. Et nous aurons aussi une librairie éphémère où l’on pourra acheter les ouvrages de l’auteur.
Le lieu participe aussi à l’identité du festival ?
Le Musée Jean Aicard a toujours été un lieu de villégiature et de rencontre pour les artistes, avec des personnalités comme Pierre Loti, Félix Mayol ou Sarah Bernhardt. Faire vivre aujourd’hui un festival ici, c’est prolonger cette histoire. Dans ce parc arboré de quatre hectares, le temps semble ralentir. C’est un endroit idéal pour venir passer une journée ou une soirée au rythme des spectacles et des rencontres.
Fabrice Lo Piccolo