Spectacles vivants

Pierre Abbate – Bandol Circus : la ville transformée en cirque à ciel ouvert

Cirque : Bandol Circus du 22 au 25 octobre à Bandol

 

Du 22 au 25 octobre à Bandol, Bandol Circus propose quatre jours de spectacles, d’ateliers et de performances qui investissent les rues et les lieux emblématiques de la ville. Un festival familial et immersif, porté par Chafadou Production et son directeur Pierre Abbate, programmé Jean-Louis Andréani, qui fait du cirque un véritable espace de rencontre avec le public.

 

Un festival immersif qui transforme Bandol en cirque à ciel ouvert ?

Bandol Circus investit différents lieux de la ville : le kiosque à musique, le théâtre, le square Bir-Hakeim ou encore, cette année, une cour d’école. L’idée est de proposer plusieurs univers et de faire circuler le public d’un espace à l’autre. Le festival est immersif sous différentes formes, avec des spectacles fixes, des propositions itinérantes et de nombreuses animations participatives.

Les ateliers sont un pilier important du festival, avec notamment du maquillage pour les petits comme pour les grands et des initiations au trapèze, qui sont très populaires.

 

La déambulation occupe également une place importante…

Oui, notamment avec les Clownzilla, c’est un véritable lâcher de clowns dans la ville. Ils courent, marchent, se promènent et vont à la rencontre du public. Des personnes déguisées accompagnent également les visiteurs, les orientent et facilitent les flux. On retrouve aussi Cirkista, qui arrivent comme des artistes nomades avec leurs valises usées et emmènent le public d’un spectacle à l’autre. Cette ambiance immersive passe aussi par l’identité visuelle du festival. Nous sommes à quelques jours d’Halloween et nous jouons sur cet univers mystérieux, avec notamment une boule de voyance et une main avec un œil sur l’affiche.

 

Peux-tu nous présenter quelques spectacles ?

Magic Mouss, le magicien seynois, revient chaque année et est vraiment impressionnant. Dans « Caillasse », deux circassiens s’évadent d’une prison installée dans une cour d’école : c’est très spectaculaire, avec notamment un travail autour des oreillers. L’association seynoise Tout fou tout fly met le trapèze à l’honneur, tandis que des funambules dans « A bras le cœur » proposent un travail d’équilibre particulièrement spectaculaire. Il y aura également « Culbuto », un solo autour d’un agrès constitué d’un poteau posé sur une demi-boule, qui donne lieu à des performances assez incroyables. Et puis le théâtre de rue sera très présent, avec La « Tente d’Edgard », un illusionniste installé dans une tente où le public peut découvrir la magie de très près, ou encore « Cronos », une chorégraphie du corps qui interroge l’amour, le pouvoir, la consommation et le plaisir à travers les acrobaties et la roue cyr. « Monobass » associe quant à lui un contrebassiste et un monocycliste pour créer un dialogue entre musique et performance. Et Monsieur Pif, avec son univers complètement décalé, est un clown vraiment particulier. Un point important : nous ne proposons aucun spectacle avec des animaux.

 

Le festival semble aussi pensé comme un rendez-vous familial…

C’est vraiment l’idée. L’an dernier, environ 20 000 personnes sont venues sur le site. On peut arriver dans la journée, assister à un spectacle, participer à un atelier, se promener, puis revenir plus tard. C’est un festival que l’on peut vivre en famille, sans forcément avoir un programme très précis. Le fait d’être hors saison est également important pour Bandol : cela permet de continuer à faire travailler les commerces et les acteurs locaux à une période où l’activité est moins forte.

Comment ce festival s’inscrit-il dans le territoire ?

Les artistes locaux sont présents depuis le début et nous tenons beaucoup à cet ancrage. Cette année, nous accueillons notamment La Divine Usine, Mathieu Meton, était là l’an dernier. Mais nous faisons aussi venir des compagnies de toute la France. Le festival est rendu possible grâce au Casino Partouche, qui finance le projet, et à la Ville de Bandol, qui met à disposition les différents sites et le théâtre. C’est un véritable travail collectif.

Et même si la météo n’est pas idéale, le festival continue. Nous avons des spectacles en intérieur et certains circassiens peuvent aussi performer sous la pluie. Tout reste ouvert et l’accès est très simple : dès que l’on arrive dans Bandol, on est guidé vers les différents lieux.

 

Pour Chafadou Productions, le cirque représente une nouvelle étape dans votre activité ?

Chafadou est à l’origine une société de production de spectacle vivant, notamment autour du spectacle musical. Nous organisons par exemple le Paranormal Festival et la Kermesse Festival. Grâce à Jean-Louis Andreani, nous avons aussi pu diversifier notre activité avec Bandol Circus et nous ouvrir à quelque chose de très humain. Pour nous, c’est une manière d’apprendre de nouvelles choses, de découvrir d’autres univers et d’élargir nos compétences en travaillant sur des projets très différents.

Fabrice Lo Piccolo